CG10-23305.md

identifiantCG10-23305.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/03/13 00:00
titreNapoléon à Louis, roi de Hollande
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23305. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 13 mars 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Toutes les raisons politiques voulaient que je réunisse la Hollande à la France. La mauvaise conduite des hommes qui appartiennent à l'administration m'en faisait une loi. Mais je vois que cela vous fait tant de peine, que, pour la première fois, je fais ployer ma politique au désir de vous être agréable. Toutefois, partez bien de l'idée qu'il faut que les principes de votre administration changent, et que, au premier sujet de plainte que vous me donnerez, je ferai ce que je ne fais pas aujourd'hui. Ces plaintes sont de deux natures, et ont pour objet, ou la continuation des relations de la Hollande avec l'Angleterre, ou des discours et édits réacteurs, contraires à ce que je dois attendre de la Hollande et à ce que je dois attendre de vous. Il faut, à l'avenir, que toute votre conduite tende à inculquer dans l'esprit des Hollandais l'amitié de la France, et non à leur présenter des tableaux propres à exciter leur inimitié et à fomenter leur haine nationale. Je n'aurais pas même pris le Brabant, et j'aurais augmenté la Hollande de plusieurs millions d'habitants, si vous aviez tenu la conduite que j'avais droit d'attendre de mon frère et d'un prince français. Mais le passé est sans remède ; que ce qui est arrivé vous serve pour l'avenir ! Ne croyez pas que l'on me trompe, et n'en voulez à personne : je lis moi-même toutes les pièces, et probablement vous supposez que je connais la force des idées et des phrases.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous m'avez écrit pour l'île de Java[^1]. C'est une question bien prématurée ; et, dans l'état de puissance où sont les Anglais sur mer, il faut, avant de se livrer à des entreprises, augmenter ses forces. Je compte que vous pourrez bientôt m'aider, et que votre escadre pourra concourir avec les miennes.[^2]</p> [^1]: <span></span> Louis proposait dans sa lettre du 4 mars (F. Rocquain, <i>Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> et le roi Louis, op. cit.</i>, p. 255) de céder Java à la France en compensation d’une indemnité en Allemagne pour son royaume. Le but étant de créer un établissement militaire français dans la mer de Chine pour gêner les routes commerciales anglaises avec l’Inde, la Chine et le Japon. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 883, mars 1810, n° 67. [<i>LEC </i>593]</body>
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