|
CG9-23184.md| identifiant | CG9-23184.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1810/02/23 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à François Ier, Empereur d’Autriche |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 23184. - </b>À François I<sup>er</sup>, Empereur d’Autriche</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rambouillet, 23 février 1810</h2><p>Monsieur
mon Frère, je fais partir demain mon cousin le vice-connétable,
prince de Neuchâtel<sup>[^1]</sup>,
pour demander à Votre Majesté Impériale l'archiduchesse
Marie-Louise, sa fille, en mariage. Les hautes qualités qui
distinguent si éminemment cette princesse, l'avantage précieux
qu'elle a de lui appartenir, me font désirer vivement cette union.
On me fait espérer que Votre Majesté voudra y consentir. Je ne
tarde donc pas un moment, et j'expédie le comte Lauriston, mon
aide-de-camp, déjà connu de Votre Majesté, pour lui porter cette
lettre. Je le charge de lui faire connaître le prix que je mets à
cette alliance ; j'en attends, pour moi et pour mes peuples,
beaucoup de bonheur.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Berthier.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 16287, d’après la copie d’expédition communiquée par S. M. l’empereur d’Autriche. Le texte du projet de lettre (Archives nationales, fonds Berthier, 173 AP 3) est significativement différent du texte ci-dessus : « Monsieur mon frère, le désir que j'ai de témoigner de plus en plus à Votre Majesté la haute estime que je lui porte, me fait regarder comme une circonstance bien heureuse de pouvoir lui demander en mariage la princesse Marie-Louise, sa fille. C'est dans cette intention que j'ai nommé le prince de Neuchâtel, mon ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire près de Votre Majesté afin de lui en faire la demande avec toute la solennité convenable, pour former une union qui m'est aussi agréable. Cet ambassadeur connaît parfaitement les sentiments qui me font désirer une alliance propre à resserrer encore davantage l'amitié qui unit nos maisons impériales, et à contribuer au bonheur et à la tranquillité de l'Europe. Je la prie donc de lui accorder une confiance entière lorsqu'il lui exprimera de ma part l'empressement que je mettrai constamment à tout ce qui pourra concourir à la satisfaction personnelle de Votre Majesté et au bonheur de la Princesse, sa fille. C'est avec un plaisir bien vif, que je saisis une occasion aussi intéressante pour lui renouveler les assurances les plus sincères de l'estime et de l'amitié inviolables avec lesquelles je ne cesserai d'être. » [C 16287]</body> |
|---|
| |
|