| identifiant | CG9-22802.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1810/01/06 00:00 |
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| titre | Napoléon à Louis, roi de Hollande |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22802. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 6 janvier 1810</h2><p>Mon
frère, j'ai reçu votre lettre du 4. Je n'agrée rien de ce que V.
M. me propose ; je m'en réfère à la lettre que je lui ai
écrite<sup>[^1]</sup>.<sup>[^2]</sup></p><p><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps; line-height: 100%">
Annexe</p><p><i>Lettre
de Louis à Napoléon, du 4 janvier 1810</i></p><p>Sire,
j’ai réfléchi mûrement aux affaires de Hollande, et plus je
songe à tout ce que V. M. m’a dit, et plus je suis peiné du mal
qu’on m’a fait dans l’esprit de mon frère ; mais, en même
temps, plus je suis convaincu que, si V. M. veut faire un autre
essai, elle sera, sous peu de mois, plus contente du pays et de moi.
Je la supplie d’autant plus d’ajourner la cession du Brabant,
qu’elle m’a fait connaître sa résolution de ne point donner de
dédommagement complet. Or, sans cela, le reste ne peut subsister.
J’espère que V. M. permettra que je revienne pour l’époque de
son mariage ; je prie V. M. d’ajourner jusque-là. Si j’ai
le bonheur de la contenter pendant cet intervalle, V. M. accordera
l’existence et une protection raisonnable à la Hollande ;
sinon, elle sera la maîtresse, alors comme aujourd’hui, d’en
ordonner. Je suis sûr de réussir dans cet intervalle, si V. M. veut
m’accorder un autre ambassadeur. Je prie donc V. M., si elle
accorde cette grâce à son frère, de se borner pour le moment à
l’île de Walcheren, qui est indispensable en entier à V. M. I.,
si elle conserve ses projets sur Flessingue, et je lui propose de lui
céder en outre l’île de Sud-Beveland et le fort de Bath, en
implorant, Sire, la générosité de V. M. pour avoir quelques
dédommagements, puisque ces deux îles sont les plus fertiles et
productives de toute la Hollande et hypothèque essentielle de la
dette.</p><p>Je
lui demande une petite portion du territoire de Clèves et de Berg,
qui n’est pas à beaucoup près l’équivalent de ces îles en
aucune manière. Ce serait la ville de Munster, les enclaves de Veel,
de Rees, Emmerich, et le territoire de Munster situé sur la rive
droite de la Lippe et sur la rive gauche de l’Ems jusqu’au-delà
de Warendorff et de Lippstadt. Par ce moyen la France aurait les deux
rives de l’Escaut, et la Hollande un dédommagement bien inférieur,
mais que l’on pourrait présenter comme plus considérable. Puisse
V. M., en faveur d’un frère qui l’aimerait bien peu et lui
serait bien peu dévoué s’il ne l’était pas beaucoup plus que
V. M. ne le pense, éloigner la débâcle que la réunion de la
Hollande occasionnerait, et terminer la position pénible dans
laquelle je me trouve !</p><p>Les
nouvelles que je reçois de Hollande m’obligent à supplier V. M.
de daigner prononcer sur son sort. Je la supplie de vouloir bien me
faire connaître sa décision.</p>
[^1]: Voir, CG9-22686.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 883, janvier 1810, n° 39.</body> |
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