CG1-1064.md

identifiantCG1-1064.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/11/19 00:00
titreNapoléon à Garrau, commissaire du Directoire exécutif à l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1064. - </b>À Garrau, commissaire du Directoire exécutif à l’armée d’Italie</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 29 brumaire an V [19 novembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>L’armée est sans souliers, sans prêt, sans habits ; les hôpitaux manquent de tout ; nos blessés sont sur le carreau et dans le dénuement le plus horrible. Tout cela provient du défaut d’argent, et c’est au moment où nous venons d’acquérir 4 000 000 de francs à Livourne, et où les marchandises que nous avons à <i>Tortone</i> et à <i>Milan</i> nous offrent encore une ressource réelle ! Modène devait aussi nous donner 1 800 000 francs, et Ferrare des contributions assez considérables. Mais il n’y a ni ordre ni ensemble dans la partie des contributions dont vous êtes spécialement chargé. Le mal est si grand qu’il faut un remède. Je vous prie de me répondre dans la journée si vous pouvez pourvoir aux besoins de l’armée ; dans le cas contraire, je vous prie d’ordonner au citoyen Haller[^1], fripon qui n’est venu dans ce pays-ci que pour voler, et qui s’est érigé intendant des finances des pays conquis, qu’il rende ses comptes à l’ordonnateur en chef, qui est à Milan, et en même temps de leur laisser prendre les mesures pour procurer à l’armée ce qui lui manque. L’intention du gouvernement est que ses commissaires s’occupent spécialement des besoins de l’armée, et je vois avec peine que vous ne vous en occupez pas, et que vous laissez ce soin à un étranger dont le caractère et les intentions sont très suspects.</p><p>Le citoyen Saliceti fait des arrêtés d’un côté, vous de l’autre, et le résultat de tout cela est que l’on ne s’entend pas et que l’on n’a pas d’argent. Les 1 500 hommes que nous tenons à Livourne nous coûtent plus qu’une armée. Enfin nous sommes, grâce à tous ces inconvénients-là, sur le point de manquer des choses indispensables. Nos soldats manquent déjà de ce dont ils ne devraient pas manquer dans un pays aussi riche, et après les succès qu’ils obtiennent.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span>Dans les pièces n<sup>os</sup>1288, 1289, 1439 et 1490, le général Bonaparte donne à Haller des marques de sa confiance. Voir également la pièce du 28 prairial an V (16 juin 1797), t. III.(Note de<i>La Correspondance</i>). [^2]: <span></span>Expédition, collection privée. [<i>C </i>1201]</body>