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CG9-22712.md| identifiant | CG9-22712.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/12/25 00:00 |
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| titre | Napoléon à Louis d'Affry, landammann de la Suisse |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22712. - </b>À<span lang="fr-FR">Louis d'Affry</span>, landamman<span lang="fr-FR">n</span>
de la <span lang="fr-FR">S</span>uisse<sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 25 décembre 1809</h2><p>Monsieur le
Landammann, les témoignages d'affection que vous m'offrez, au nom
des Suisses, me seront toujours chers. J'ai réussi dans la guerre
d'Autriche à couvrir au loin leurs frontières et je mets au rang de
mes premiers succès la sécurité dont ils ont joui. Il leur faut,
pour le bonheur de leur pays comme pour leur gloire, une neutralité
qui n'éteigne pas cet esprit militaire qu'ils ont hérité de leurs
ancêtres. J'aime à protéger la paix de leurs cantons, comme j'aime
à compter leurs soldats dans mes armées, et ma bienveillance envers
eux s'accroîtra toujours avec les services que j'en recevrai.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps; line-height: 100%">
<b>Annexe</b></p><p><i>Lettre de
Talleyrand au Landamman, du 10 janvier 1810</i></p><p>Monsieur le
Landamman, j’ai l’honneur de vous envoyer une lettre de
l’Empereur que Sa Majesté me charge de faire parvenir à Votre
Excellence. Je saisis avec empressement cette occasion pour le
rappeler à son souvenir et la remercier de l’amitié qu’elle a
bien voulu me témoigner pendant l’année de son Landammanat. Je
supplie Votre Excellence de daigner me la continuer. Je la mérite,
je puis le dire, par le prix que j’y attache.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Louis d’Affry. Le landammann était le premier magistrat de la Confédération helvétique. Investi du pouvoir de convoquer et présider la Diète fédérale, de représenter le pays auprès des puissances étrangères, de nommer les ambassadeurs et de lever les troupes, il avait en réalité peu d’autorité, l’Acte de médiation de 1803 ayant rétabli en Suisse le régime fédéral. Cette charge était remplie à tour de rôle par un représentant des six « cantons directeurs » (Fribourg, Berne, Soleure, Bâle, Lucerne et Zürich).
[^2]: Expédition, Archives de l’État de Berne, C 598. [BRO 511]
[^3]: Lettre (Archives de l’État de Fribourg, 365.2) annexée à la copie d’expédition (Archives de l’État de Fribourg, 365.1).</body> |
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