| identifiant | CG9-22650.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/12/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22650. - </b>Au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 18 décembre 1809</h2><p>Monsieur le général
Dejean, je vois, par votre dernier état des remontes que vous m'avez
remis le 13 décembre, que le 13<sup>e</sup> régiment de
cuirassiers a encore 100 chevaux à recevoir, en vertu de marchés
qui ont été passés ; que les 24 régiments de dragons
qui sont en Espagne ont encore à recevoir 400 chevaux ; que les
7 régiments de chasseurs qui sont en Espagne ont encore à
recevoir 600 chevaux et que les 5 régiments de hussards, 500 ;
que les dépôts de carabiniers et de cuirassiers ont encore à
recevoir 200 chevaux ; les dépôts de dragons qui sont en
Italie 300 ; ceux des chasseurs qui sont en Allemagne, 600 ;
ceux des hussards 200. Ce qui fait près de 3 000 chevaux qui
restent encore à recevoir.</p><p>Je désire que vous
ordonniez les dispositions suivantes :</p><p>1° Contremander
dans les dépôts de cavalerie la réception des chevaux.</p><p>2° Annuler les
marchés autant que possible, sans cependant que je fasse aucune
perte.</p><p>3° Arrêter à
Lyon, Chambéry, les chevaux qui iraient en Italie. Je vois que
le 24<sup>e</sup> de dragons, par exemple, qui est à Lodi a
encore 47 chevaux à recevoir ; que le 15<sup>e</sup> de
chasseurs à Parme, a encore 200 chevaux à recevoir ; que le
23<sup>e</sup> de dragons, qui est à Lodi, a encore 20 chevaux à
recevoir ; le 28<sup>e</sup>, qui est à Bologne, 130, que le
29<sup>e</sup>, qui est à Modène, en a 140 ; le 6<sup>e</sup>
de chasseurs, qui est à Mantoue, 114 ; le 8<sup>e</sup> de
chasseurs, qui est à Crémone, 77 ; le 14<sup>e</sup> <i>idem</i>,
qui est à Fossano, 290, le 24<sup>e</sup> <i>idem</i>, qui est à
Ivrée, 73 ; le 19<sup>e</sup> <i>idem</i>, qui est à
Plaisance, 23 ; le 6<sup>e</sup> de hussards, qui est à Reggio,
en a 150 recevoir. Il n'est pas suffisant de contremander la
réception de ces chevaux au dépôt : il faut aussi s'informer
où ils se trouvent, et ordonner qu'on les arrête dans les lieux où
ils sont actuellement, en marche sur Lyon, soit sur Chambéry, soit
sur d’autres points. Ceux-là, , il faudrait les diriger sur Niort
pour servir à recruter l'armée d'Espagne. Le bureau des remontes
doit savoir où chaque dépôt envoie ses chevaux. Il faut qu’il
écrive là pour contremander leur réception, vu que l'état de paix
rend l’achat de ces chevaux inutile, et que ceux déjà achetés,
il les dirige sur Niort, et de là, sur l'Espagne où ils me seront
toujours utiles.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Ernest Picard, Louis <i>Tuetey, Correspondance inédite de Napoléon
I</i><sup><i>er</i></sup><i> conservée aux Archives de la guerre</i>, Charles Lavauzelle, Paris, 1912, t. 3, p. 364, n° 3832 (minute, Archives nationales, AF IV 882, décembre 1809, n° 88).</body> |
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