CG9-22506.md

identifiantCG9-22506.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/11/22 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l'armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22506. - </b>au maréchal Berthier, major général de l'armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 22 novembre 1809</h2><p>Mon cousin, je vous envoie les lettres que j'ai reçues du duc d'Auerstaedt<sup>[^1]</sup> et du général Andréossy<sup>[^2]</sup>. Accusez-leur-en la réception et répondez-leur. </p><p>Je reçois vos deux lettres des 20 et 21. Le Tyrol est soumis<sup>[^3]</sup>. Ainsi le duc d'Auerstaedt ne doit pas disséminer mes troupes de ce côté, où il y a suffisamment de troupes bavaroises. </p><p>Donnez ordre au général Lagrange, aussitôt qu'il pourra évacuer le Vorarlberg, de se diriger sur Huningue avec son infanterie, cavalerie et artillerie. Je vous autorise à faire passer la route de mes troupes par Braunau. </p><p>Je vous renvoie le travail du général Bertrand<sup>[^4]</sup> ; donnez des ordres conformément à ce travail. </p><p>Je vous renvoie votre correspondance relative aux affaires du Tyrol. Faites faire une relation raisonnable de ces événements pour le <i>Moniteur</i><sup>[^5]</sup>.<sup>[^6]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: <span></span> Le maréchal Davout, depuis le 7 novembre commandant des 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne, de la réserve de cavalerie et des troupes alliées. [^2]: Le contenu de cette lettre ne permet pas de déterminer s’il s’agit du général du génie Victor-Antoine Andréossy, qui, en Autriche, avait commandé le génie sous Masséna, ou du général d’artillerie Antoine-François Andréossy, que Napoléon avait nommé gouverneur de Vienne le 10 mai 1809. [^3]: Le Tyrol et le Vorarlberg, cédés par l’Autriche au royaume de Bavière en vertu du traité de Presbourg du 26 décembre 1805, s’étaient insurgés sous la conduite d’Andreas Hofer lors de l’entrée des troupes impériales en Autriche en 1809. Après la mort d’Andreas Hofer, puis la signature de l’armistice franco-autrichien, le 12 juillet, le maréchal Lefebvre avait dirigé la difficile « pacification » des régions insurgées. Napoléon avait amnistié les rebelles (traité de Vienne du 14 octobre) et le Tyrol avait été partagé, la partie septentrionale rentrant dans le giron bavarois, la partie méridionale étant rattachée au royaume d’Italie, une petite partie étant, enfin, annexée aux Provinces illyriennes placées sous l’autorité directe de la France (voir, CG9-22369). Le 14 novembre, Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie, avait informé son beau-père qu’il n’existait plus au Tyrol « que quelques bandes de brigands armés » dont il convenait toutefois que « la destruction [serait] difficile ». [^4]: Commandant en chef du génie de l’armée d’Allemagne. [^5]: <span></span> Voir <i>Le Moniteur</i> n° 351 du lundi 27 novembre 1809. [^6]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 101. [C 16018]</body>