| identifiant | CG1-1037.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/11/01 00:00 |
| titre | Napoléon au général Gentili |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1037. - </b>Au général Gentili</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 11 brumaire an V [1<sup>er</sup> novembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>J’ai reçu, citoyen général, la lettre que vous m’avez écrite. J’ai vu avec plaisir que vous ne perdez pas de vue l’occasion de vous emparer de l’île d’Elbe.</p><p>Je n’ai pas encore sur la Corse des nouvelles assez précises ; mais du moment que nous serons maîtres de la mer, des frégates françaises se rendront à Ajaccio, et ce ne sera qu’à leur retour que je ferai passer des forces en Corse.</p><p>Vous devez vivre en bonne intelligence avec le commissaire du Gouvernement, sans vous croire obligé pourtant d’obéir à tous les arrêtés qu’il pourrait prendre pour le service militaire, qui seul vous regarde. Vous devez prendre bien garde surtout de ne permettre aucun acte législatif, et qu’on ne s’éloigne en rien des lois constitutionnelles de la République. Il faut que la Corse soit une bonne fois française, et il ne faut plus y entretenir ce petit tripotage de connivences particulières qui tendent à éloigner les amis de la France. Je ne crois pas que l’intention du gouvernement soit d’accorder une amnistie aux quatre citoyens qui ont eu assez de bassesse pour porter la couronne à Londres et à ceux qui étaient membres du conseil d’État.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1136, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |