CG9-22464.md

identifiantCG9-22464.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/11/11 00:00
titreNapoléon à Joseph, roi d’Espagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22464. - </b>à Joseph, roi d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau, le 11 novembre 1809</h2><p>Mon frère, je vous renvoie Tascher<sup>[^1]</sup>. On ne reçoit plus de nouvelles de ce qui se fait en Espagne<sup>[^2]</sup>, cependant, avec une armée si nombreuse et si bonne, et avec des ennemis si peu redoutables devant soi, comment est-il possible qu'on n'avance pas plus les affaires ?<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Pierre Claude Tascher de la Pagerie, cousin de Joséphine, capitaine, officier d’ordonnance de l’Empereur. [^2]: Depuis l’échec de l’offensive de Soult au Portugal, au mois de juin, la situation était indécise. Le corps anglais de Wellesley, après avoir chassé Soult de Porto, avait attaqué en direction de Madrid, par le Tage, combinant ses mouvements avec ceux des armées espagnoles des généraux Cuestas et Venegas. Wellesley avait bousculé à Talavera de la Reina, les 27 et 28 juillet, l’armée rassemblée par Joseph et Jourdan, mais sans pouvoir exploiter son demi-succès : Soult, arrivant de Castille, surgissant sur ses arrières, Wellesley avait, le 4 août, abandonné ses alliés espagnols et il s’était replié sur la frontière espagnole. Venegas n’avait pas été plus heureux que Wellesley et Cuestas : tentant d’attaquer Madrid, il avait été battu par Sebastiani le 11 août à Almonacid. Depuis, au nord, une armée espagnole s’était emparée de Salamanque (18 octobre), mais elle en sera chassée à la fin du mois de novembre. Le 19 de ce mois, une nouvelle armée espagnole sera battue et dispersée par Soult à Ocaña. En Catalogne, le siège de Gérone, commencé au mois de mai, continuait : la place capitulera le 10 décembre. La victoire d’Ocaña sur la seule armée espagnole organisée qui défendait le sud de la péninsule conduira Joseph et son nouveau chef d’état-major, Soult, à décider, au mois de janvier 1810, de déclencher sans plus attendre l’offensive en Andalousie. [^3]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 11.</body>