| identifiant | CG1-1035.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/11/01 00:00 |
| titre | Napoléon à Denniée, commissaire ordonnateur en chef de l’armée d’Italie |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1035. - </b>À Denniée, commissaire ordonnateur en chef de l’armée d’Italie</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 11 brumaire an V [1<sup>er</sup> novembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>Le Sénat de Bologne a fourni au citoyen Arena plus de 60 000 aunes de toile, estimées à plus de trois à quatre cent mille livres. Comme cet entrepreneur n’avait point d’ordre pour fournir des chemises, que le peu qu’il a présentées au magasin étaient défectueuses, impropres au service, et de toile grossière, vous voudrez bien ordonner à cet entrepreneur de ne faire aucunes fournitures, mais le prévenir que la valeur de ladite toile sera portée en compte de ses fournitures en souliers. On m’assure qu’il lui est dû à peu près la valeur de ladite toile, surtout en faisant prendre les 40 000 paires de souliers qu’il a dans ce moment à Milan.</p><p>Je vous prie, mon cher Ordonnateur, de ne pas perdre un instant pour vous rendre à Vérone avec le payeur, parce qu’il est instant que nous prenions des mesures pour le service de l’armée et des opérations qui doivent avoir lieu. Quoique vous puissiez être incommodé, votre seule présence à Vérone vous mettra à même de diriger le commissaire qui vous remplace et de donner de l’unité au service.</p><p>Je vous prie, avant de partir, de voir le citoyen Flachat, pour savoir si toutes les soies et marchandises qui existaient à Milan sont vendues, et quels sont les fonds qu’il peut fournir à l’armée.</p><p>Voyez aussi le congrès d’État et la municipalité de Milan, pour savoir où en sont leurs contributions. Voyez également sur cet objet les bureaux des commissaires du Gouvernement, et qu’ils vous disent enfin les ressources qu’ils ont pour l’armée. Tous ces gens-là ne pensent qu’à voler ; s’il arrivait que vous ne pussiez pas absolument venir, voyez à charger quelqu’un de votre opération, et à lui envoyer à cet effet toutes les instructions dont il aura besoin.</p><p>J’apprends avec indignation que le citoyen Auzou se retire avec les 15 ou 1600 000 francs qu’il a à l’armée. Cette conduite est celle d’un escroc.</p><p>Le service des charrois de l’artillerie, celui des fourrages, celui de la viande, enfin tout exige que l’on prenne un parti. Rendez-vous donc sur-le-champ ici.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p style=""><br/> </p> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1137, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |