CG9-22446.md

identifiantCG9-22446.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/11/06 00:00
titreNapoléon à Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22446. - </b>À Frédéric-<span lang="fr-FR">G</span>uillaume <span lang="fr-FR">III</span>, roi de Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau, 6 novembre 1809</h2><p>Monsieur mon frère, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté, du 18 octobre, que m'a remise le colonel baron de Krusemark, son aide de camp<sup>[^1]</sup>. Je la remercie sincèrement de la part qu'elle veut prendre à la paix que je viens de conclure avec l'empereur d'Autriche. J'ai fait connaître à l'aide de camp de Votre Majesté les motifs de plainte que j'avais de la conduite de plusieurs corps de troupes prussiennes et mes autres griefs, résultats de l'état de désorganisation où se trouve sa monarchie, et je lui ai exprimé les vœux sincères que je fais pour la voir bientôt se réorganiser ; car ce n'est qu'alors, monsieur mon frère, que Votre Majesté parviendra à rétablir son crédit politique et financier. Du reste, cet officier n'ayant aucun pouvoir ni commission spéciale, je n'ai pu autoriser mes ministres à entrer en affaire avec lui, mais, après lui avoir exprimé mes sujets de plainte, j'ai chargé ce colonel de réitérer à Votre Majesté les assurances de mon amitié, de mon estime et de ma résolution constante d'être utile à la Prusse et de persévérer dans le système d'alliance réglé par le dernier traité<sup>[^2]</sup>.</p><p>Je prie Votre Majesté de ne pas douter de mes sentiments d'estime et de haute considération, et de n'ajouter aucune foi à ceux qui voudraient lui donner de l'inquiétude sur mes dispositions.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir, CG9-22443. [^2]: Il s’agit du traité signé le 8 septembre 1808 entre la France et la Prusse, et qui fixait à 140 millions le montant de l’indemnité due par la Prusse en échange de l’évacuation de son territoire par les troupes françaises (dont Napoléon avait alors besoin en Espagne). [^3]: Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1783, fol. 112 (minute, Archives nationales, AF IV 882, novembre 1809, n° 14). [C 15999]</body>