| identifiant | CG9-22395.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1809/10/22 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Louis, roi de Hollande |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22395. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Munich, 22 octobre 1809</h2><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">Mon
frère, je réponds à votre longue lettre du 6 octobre<sup>[^1]</sup>.
Je désire avoir enfin une explication claire avec vous et vous faire
connaître mes sentiments, afin que vous régliez là-dessus votre
conduite.</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">En
vous nommant roi de Hollande, j'ai cru nommer un prince français qui
se servirait de tous les moyens de la Hollande pour aider la cause
commune et nuire à l'Angleterre. Le contraire est arrivé. Vous avez
signalé votre règne par l'inconséquence, la faiblesse et
l'arbitraire<sup>[^2]</sup>.
Tous les anciens amis de la France sont devenus vos ennemis :
les amis de l'Angleterre sont devenus vos guides<sup>[^3]</sup>
et rien ne s'est fait constitutionnellement : ordre et
contrordre, formation et réforme, voilà ce que vous avez fait
constamment. Il est arrivé de là qu'une année après votre
avènement au trône, vous vous êtes trouvé sans marine, sans
flottille et sans armée de terre<sup>[^4]</sup>.
Schimmelpenninck<sup>[^5]</sup>
que vous avez remplacé<sup>[^6]</sup>,
fidèle et véritable ami de la France, vous avait laissé dix
vaisseaux, 300 transports pouvant porter 25 000 hommes
en Irlande ou en Écosse, 200 chaloupes et bateaux canonniers et
une armée de plus de 30 000 hommes<sup>[^7]</sup>.
Aujourd'hui vous avez à peine deux vaisseaux armés ; vous
n'avez plus de flottille et seulement 10 ou 12 000 hommes
de troupes de terre<sup>[^8]</sup>.
Du temps de Schimmelpenninck, la Hollande nourrissait de plus 12 ou
15 000 Français ; au lieu de cela, vous avez ôté de
mes cadres mes meilleurs soldats sans ma permission<sup>[^9]</sup> ;
et par un effet de cette injustice et de cette instabilité qui vous
distinguent<sup>[^10]</sup>,
quelques mois après vous les avez renvoyés<sup>[^11]</sup>,
et vous avez privé la cause commune du secours de plusieurs
centaines de vieux et braves soldats<sup>[^12]</sup>.
Vous avez souvent et contre mon gré pris à votre service des
officiers français sans ma permission, et bientôt, davantage contre
mon gré<sup>[^13]</sup>,
vous les avez renvoyés<sup>[^14]</sup>.
Tous ceux que vous avez pris à votre service ont senti l'atrabilaire
de votre caractère<sup>[^15]</sup>.
Vous aviez à la tête de vos troupes un bon officier le général
Gratien ; sans autre motif que cette antipathie toujours
croissante que vous avez prise pour les Français, vous lui avez fait
quitter votre service<sup>[^16]</sup>.
Les Anglais ont attaqué l'île de Walcheren, ils n'y ont trouvé
aucun Hollandais<sup>[^17]</sup>,
et le commandement de l'île de Walcheren a été contrarié par
vous. Pas un homme n'a résisté dans l'île de Sud-Beveland<sup>[^18]</sup> :
vous avez vous-même calculé que vous n'aviez que 6 000 hommes
à opposer aux Anglais. Vous dites que vos troupes sont en Espagne et
en Allemagne : cette assertion est ridicule ; vous n'avez
en Espagne que huit compagnies ; en Allemagne vous n'aviez que
quelques mauvais bataillons que vous avez rappelés<sup>[^19]</sup>,
et vous les avez rappelés en Hollande, sans mon ordre, contre toutes
les dispositions militaires, vous exposant à compromettre mes
opérations<sup>[^20]</sup> :
aujourd'hui vous tentez de faire venir sans mon ordre les troupes que
vous avez en Espagne. Ainsi donc sous le point de vue militaire comme
sous le point de vue maritime, la Hollande a changé. Elle n'a plus
de flotte, plus d'armée, plus de flottille. Et cependant il faut que
je sois chargé de la défendre<sup>[^21]</sup> :
sa défense tient à la sûreté de mon empire. Si vous êtes sans
flotte, sans armée de terre, c'est parce que vous êtes sans
finances et sans moyens de crédit<sup>[^22]</sup> :
si vous êtes sans finances, c'est que vous avez pris de fausses
mesures et que vous êtes sans énergie<sup>[^23]</sup>.
Enfin, il est un principe simple, c'est qu'un État ne peut garder
son indépendance, s'il est sans finances. Si vous êtes sans moyens
de recrutement pour votre armée de terre, c'est par la faiblesse de
votre caractère, et parce que vous avez de fausses idées des
devoirs d'un roi. Toutes les nations de l'Europe vous sont offertes
en exemple pour le recrutement de l'armée. Soit que vous imitiez la
France, soit que vous imitiez l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche, la
Bavière, partout vous trouverez que grand objet de la défense et du
recrutement est le premier soin comme la plus forte charge des
peuples. Sans finances, sans moyens de recrutement des troupes de
terre et de mer, il n'y a point de nation. Quelques banquiers, des
marchands sont utiles, mais ne font pas une nation. Les premières
mesures que vous aviez à prendre étaient d'organiser votre flotte
et votre armée. Mais voici votre raisonnement : la Hollande ne
doit avoir ni marine ni armée de terre ; la France doit la
défendre, lui faire rendre ses colonies et protéger son commerce.
Je vous ai cependant dit souvent que jamais à la paix, je
n'interviendrais pour vous faire rendre vos colonies, si vous n'aviez
une marine respectable<sup>[^24]</sup>,
que je ne ferais rien pour vous, si vous n'aviez sur pied une armée
pareille à celle que la république de Hollande a toujours
entretenue<sup>[^25]</sup> ;
mais vous avez été sourd à mes instances et à mes conseils<sup>[^26]</sup> ;
si vous aviez armé convenablement les forts de Rammekens, de
Teerwer<sup>[^27]</sup>,
de Batz, les Anglais n'auraient point trouvé les facilités qu'ils
ont eu dans leur entreprise contre mes frontières. Sous le point de
vue militaire comme sous le point de vue maritime, il n'est pas juste
que la France qui a conquis la Hollande en soit tributaire : ou
vous aurez 15 vaisseaux en rade, 200 chaloupes ou bateaux
canonniers, 30 à 40 mille hommes de troupes sur pied, des
finances assises, des moyens organiques pour recruter vos marins et
vos soldats, comme en France, en Autriche, en Angleterre ; ou la
Hollande cessera d'être nation et deviendra province de France<sup>[^28]</sup> :
car il est impossible que la Hollande soit indépendante, si elle ne
veut avoir ni finances, ni flotte, ni armée, et est à charge à mes
peuples. Réfléchissez bien sur cela, ce n'est point un vain
parlage, c'est mon <i>sine qua non</i>.
</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">Si
vous n'avez pas d'armée, vous avez beaucoup de gradés. Contre les
premières notions du bon sens et contre mes ordres, vous avez
instituez des maréchaux<sup>[^29]</sup> :
je n'en veux point en Hollande. Un État de 1 800 000 âmes
de population, qui a dix vaisseaux et 30 000 hommes, ne
peut pas avoir des maréchaux. J'exige que vous rapportiez le décret
qui les institue<sup>[^30]</sup>,
et qu'à l'exemple des royaumes de Naples, de Bavière, de Saxe,
d'Italie, vous n'ayez que des généraux de division et de brigade,
des amiraux et des contre-amiraux, mais point de maréchaux de terre
ni de mer. Votre armée devant se combiner avec les miennes, ce titre
de maréchal nuit au bien du service et ne fait qu'occasionner des
dépenses inutiles.</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">Je
viens de vous prouver comment l'armée de terre, la marine et les
finances avaient décliné sous votre règne, au grand détriment de
la France, comment la Hollande, depuis que vous la gouvernez, est
toute à ma charge<sup>[^31]</sup>,
mais la question prend un autre caractère, si je la considère sous
le point de vue de la contrebande et du peu de respect que l'on porte
à mon pavillon. La Hollande est le débouché des rivières de
France. Les manufactures de Suisse et d'Allemagne s'alimentent par
elles. Si le système continental ne sait pas s'adapter en Hollande,
la guerre est éternelle. Je vous ai donné des avis ; je vous
ai fait parler ; tout a été inutile<sup>[^32]</sup>.
J'ai voulu vous isoler de la France par mes douanes<sup>[^33]</sup>,
cela n'a pas profité davantage. Aujourd'hui je vous parle
catégoriquement : ou la Hollande rompra toute communication
avec l'Angleterre<sup>[^34]</sup>,
les marchandises venant sous pavillon américain me seront remises<sup>[^35]</sup>
et il y aura parité<sup>[^36]</sup>
des douanes, ou l'indépendance de la Hollande est incompatible avec
la possibilité de la paix et l'intérêt de mes peuples<sup>[^37]</sup>.
Il n'y a que vous au monde à qui l'idée soit venue de pouvoir
changer quelque chose à la législation des douanes hollandaises, au
système adopté à l'égard des Américains, sans savoir si cela
convenait à la France<sup>[^38]</sup>.
Il faut que les côtes de Hollande soient organisées comme le sont
mes côtes de Normandie, ou je ferai occuper les débouchés de mes<sup>[^39]</sup>
rivières par mes soldats. Si la paix n'est pas faite, si
l'Angleterre prospère, c'est votre faute, faiblesse, irréflexion et
abus de pouvoir, voilà l'histoire de votre règne<sup>[^40]</sup>.
Vous avez cru ne devoir mieux vous servir du sceptre et de l'épée
que j'ai mis dans vos mains, que contre moi et contre mes peuples.
Lorsque je fais la guerre pour chasser les Anglais de l'Illyrie, du
Portugal, souffrirai-je qu'à ma porte, dans mes rivières, sous la
domination d'un prince de mon nom, les implacables ennemis de moi et
de mes peuples me bravent ? Assemblez votre conseil<sup>[^41]</sup> ;
vous pouvez lui montrer cette lettre. Il faut, ou que vous trouviez
les moyens de faire exécuter strictement les lois contre le commerce
de l'Angleterre, ou que vous renonciez à votre indépendance<sup>[^42]</sup>.
En plaçant un de mes frères sur le trône de Hollande, j'avais
espéré, et les Hollandais eux-mêmes partageaient ce sentiment, que
la Hollande serait à l'abri des vicissitudes, et qu'ayant avec la
France communauté d'intérêts, elle marcherait de concert avec elle
et sous sa protection. La Hollande avait pensé qu'un Roi de mon nom
était le gage d'un pacte éternel de son amitié avec le continent.
Tous les hommes sages, les vrais Hollandais ont vu avec peine que
trahissant mon nom, livré à la faiblesse et à l'irréflexion, ce
Prince n'est arrivé sur le trône que pour se mettre en désaccord
avec la France et en intelligence secrète avec l'Angleterre<sup>[^43]</sup>.
Je vous ai témoigné publiquement mon mécontentement, en vous
interdisant le commerce avec la France. Pour tout homme qui veut
réfléchir, cette annonce, précurseur de l'orage, devait être
entendue. Jusqu'à cette heure, rien ne montre que vous l'ayez
comprise<sup>[^44]</sup>.
Votre commerce même a été ruiné par vos fausses mesures<sup>[^45]</sup>.
J'exige donc de la Hollande identité de système de douanes<sup>[^46]</sup>,
comme faisant partie du même tout, ou cessation d'indépendance.</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">Depuis
que vous régnez, les amiraux hollandais ont été assez osés pour
toucher à mon pavillon<sup>[^47]</sup>.
Je fais donner l'instruction à mon ambassadeur<sup>[^48]</sup>
de quitter la Hollande, si la moindre injure est faite à un corsaire
ou tout autre bâtiment portant mon pavillon. Ils ne doivent être
justiciables que de mes consuls<sup>[^49]</sup>.
Les Hollandais n'ont-ils aujourd'hui du courage que pour insulter mon
pavillon ?<sup>[^50]</sup>
</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm">Après
ces trois points, il en est d'autres qui m'intéressent moins,
desquels je crois devoir vous parler, parce que j'ai pour habitude de
tenir mes engagements. J'ai garanti votre constitution. Votre dernier
décret sur la noblesse en viole les bases, s'il est tel que je l'ai
lu dans les journaux<sup>[^51]</sup>.
Dans ce cas, mon intention formelle est que vous révoquiez ce
décret ; sans quoi je ferai un statut constitutionnel
hollandais qui déclarera que la noblesse ne peut donner aucun rang
de prééminence dans les assemblées et dans les tribunaux.
L'égalité des citoyens est la base de la constitution que vous avez
jurée en montant sur le trône et que j'ai garantie. Je ne puis
approuver davantage le droit exclusif de chasse. Ce droit appartient
à tout citoyen sur ses propriétés, lorsqu'il se conforme aux
règlements de police. Révoquez ces mesures ou donnez-leur une
interprétation telle que la constitution n'en soit pas violée<sup>[^52]</sup> ;
ou je ferai connaître que ma garantie n'est pas vaine. Je dirai
plus : je vous avais prié de ne point aborder cette question,
parce que cela compromettrait les affaires de France et d'Italie. La
Hollande, comme la France et l'Italie, a été en révolution. On
suppose en Europe que cela vient de moi, car qui peut croire que vous
puissiez prendre une mesure si grave sans vous en entendre avec moi.
Ce que vous faites est l'opposé de mon système et de ce qui se fait
en France. Vous me nuisez plus par ces mesures intempestives que vous
ne m'aidez et ne pouvez m'être utile. J'ai voulu concilier
l'indépendance de la France et de la Hollande. Je vous avais choisi,
vous que j'ai élevé, vous que je croyais animé d'un esprit
français et de quelque attachement pour ma personne, pour être ce
lien de communication et le médiateur entre des intérêts opposés.
Vous avez trahi ma confiance. En faisant cela, vous avez mal fait les
affaires de Hollande. Vous pouvez encore tout réparer, si dans les
mesures que prendrez avant que la paix se fasse avec l'Angleterre, je
vois que vous faites entrer la Hollande dans le système de la
France, je rejetterai ce qui s'est passé, sur le compte de principes
d'indépendance mal entendue et de conseils imprévoyants, et je
laisserai subsister votre trône. Mais si vous persistez dans le même
esprit, je <i>vous déclare</i> que je ne reconnais point le
possesseur de Bréda et de Berg-op-Zoom qui voudrait profiter du Rhin
et de la Meuse pour aider au système<sup>[^53]</sup>
anglais, nuire au mien, et qui ferait par là une diversion plus
favorable à l'Angleterre que n'a pu la faire l'Autriche avec sept
cent mille hommes. Quant à cette phrase de votre lettre : <u>que
vous avez été blessé dans ce que les hommes et même les animaux
ont de plus cher et de plus irascible, votre femme, vos fils et votre
famille</u><sup>[^54]</sup>,
je ne sais ce que vous entendez par là ; je n'y vois qu'une
nouvelle preuve de votre mauvais caractère. Voici ce que j'ai fait
pour votre famille : j'ai donné à votre fils aîné une
souveraineté et six millions de rente<sup>[^55]</sup>.
Vous laissiez votre femme manquer de tout, je lui ai donné sur les
domaines de son fils ce qui lui est nécessaire pour soutenir son
rang. Mais réjouissez-vous, cette malheureuse femme ne vivra pas
longtemps : pâle, desséchée, accablée par vos mauvais
traitements, elle trouvera bientôt le repos dans la mort, victime,
comme tout ce qui s'est attaché à vous, de votre horrible<sup>[^56]</sup>
caractère.</p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm"><i>Sur
ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte et digne garde.</i><sup>[^57]</sup></p><p style="text-indent: 0.8cm; margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: <span></span> Lettre datée par Rocquain (<i>Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i>
et le roi Louis</i>, Paris 1875, p. 213) du 6 septembre.
[^2]: Louis a réagi à cette lettre point à point et a porté ses commentaires en interligne : « C’est-à-dire que mon inexpérience et inhabilité perdraient la Hollande en peu de mois et la forcerait à se jeter dans les bras de la France. Peut-être hormis l’arbitraire, mais qui n’a ses défauts ? Les miens sont venus de ma persévérance à chercher à plaire à qui vous convenait et à changer ainsi sans cesse les plans et les mesures nécessaires au pays. »
[^3]: « C’est faux ».
[^4]: « C'est-à-dire que j’ai eu justement à cette époque plus de 40 mille hommes sous les armes, la flottille était toujours à Boulogne, j’en avais une seconde et 14 vaisseaux armés, ou désarmés, ou en construction. »
[^5]: Grand-pensionnaire de la République batave en 1805-1806.
[^6]: Louis lui a succéder lors de l’érection de la République batave en royaume. Louis note en marge : « Je n’ai remplacé personne, il n’était pas Roi ! Ni reconnu par toute l’Europe et la Nation. »
[^7]: « C’est en fait les régiments qui ont été renforcés et augmentés. J’ai trouvé à peine 9 000 hommes sous les armes. »
[^8]: « J’ai 30 mille hommes à l’effectif et autour de 200 bataillons armés dans l’intérieur ».
[^9]: « C’est faux. »
[^10]: « Non, mais la difficulté de vivre au jour le jour. »
[^11]: « 200 hommes ils ont voulu s’en aller. »
[^12]: « C’est faux ».
[^13]: « Ils ont voulus s’en aller ».
[^14]: Pierre Guillaume Gratien (1764-1814), passé au service du roi de Hollande en novembre 1806, lieutenant général en février 1807, ayant servi sous Brune et Bernadotte. Il commandait le corps hollandais de la Grande Armée en Allemagne, et a été renvoyé par Louis pour ne pas lui avoir obéi, lorsque celui-ci demandait le retour de ces troupes en Hollande, lors de l’attaque anglaise du mois d’août.
[^15]: « Chacun a ses défaux, je ne prétends pas être parfait. »
[^16]: « Il a demandé sa démission. »
[^17]: « Je vous ai dit au moins six fois que ce point était dégarni. »
[^18]: « On ne peut résister des batteries de côtes quand elles sont tournées ».
[^19]: « Par bataillon, ce qui fait 16, et ce renfort de 500 envoyé ensuite et au dépôt à Saint-Denis, un régiment de hussards et d’artillerie légère. »
[^20]: « Ce sera toujours malgré moi, si je ne puis agir comme roi de Hollande. »
[^21]: « Je n’en ai pas besoin et je ne le demande pas. »
[^22]: « Ce n’est donc pas la faute de mon caractère. »
[^23]: « Ou celle de la banqueroute. Je n’ai pas cette énergie-là. »
[^24]: « Et qu’est-ce qui en a une hors l’Angleterre ? Vous avez dit […] promis tout le contraire. »
[^25]: « J’en ai une plus forte et plus nationale parce que c’est nécessaire. »
[^26]: « Oui à la banqueroute, à la conscription et à la perte subite de la Hollande »
[^27]: « Rammekens a été défendu et évacué par votre général Monnet, qui vous l’a enlevé pour faciliter la contrebande, il n’y avait pas un Hollandais. Teerwer s’est bien défendu. Batz dont on parle tant est une batterie de côte fermée et rien de plus. Aujourd’hui je l’ai mise en meilleur état. »
[^28]: « Non, car si vous voulez la réunir vous pouvez faire sans moi, ce chef-d’œuvre et si j’étais ce que vous voulez, elle serait assassinée et bientôt votre victime par ma faute ou ma faiblesse. »
[^29]: « Roi je n’ai d’ordre à recevoir de personne. Vous n’en êtes pas le maître, il doit vous suffire de pouvoir faire qu’il n’y ait plus ni roi de Hollande, ni Hollande ».
[^30]: « Non ».
[^31]: « C'est-à-dire qu’on ne la pille plus tant ».
[^32]: « J’ai fait tout ce que vous avez voulu. C’est un excès d’injustice. »
[^33]: Par un décret du 16 septembre 1808, Napoléon avait interdit l’importation en Europe des denrées coloniales venant de Hollande. Ce texte a été suspendu, puis rétabli et enfin révoqué en juin 1809.
[^34]: « Cela n’est que trop fait. »
[^35]: « Vous êtes assez fort pour le faire tout seul. »
[^36]: « Réunion, non. »
[^37]: « C’est à dire, vous me sacrifierez la Hollande ou je vous la prendrai. »
[^38]: « Et au moins au Danemark qui a profité des bâtiments que j’ai renvoyés. »
[^39]: Mot souligné par Louis.
[^40]: <span></span> « <i><u>Les animaux malades de la peste</u></i><u>,
rappelons-nous de cette fable. C’est bien trouvé ?</u> »
[^41]: « Je m’en garderai bien ».
[^42]: « Oui mais si ce n’est que moi. »
[^43]: « Haro sur le bandit. »
[^44]: « J’ai compris l’excès de votre injustice et de votre inimité. »
[^45]: « Mais non par ma volonté comme ailleurs. »
[^46]: « Impossible ».
[^47]: « Celui des pirates sous le nom de corsaires, ce n’est pas là celui de France. »
[^48]: La Rochefoucauld.
[^49]: « Sans doute hors la question de territoire. »
[^50]: « Oui et plus pour souffrir une torture de quatre années pour l’amour de vous. »
[^51]: <span></span> Il s’agit du décret du 1<sup>er</sup> octobre 1809, qui a été publié le 17, mettant en application une loi du 22 avril 1809 qui institue une noblesse en Hollande.
[^52]: « Je veux bien. »
[^53]: « Hollandais ».
[^54]: Ces mots ne se trouvent pas dans la lettre de Louis du 6 octobre. S’ils ne sont pas le produit de l’imagination de Napoléon, ils viennent d’une lettre aujourd'hui perdue.
[^55]: En mars précédent, Napoléon a nommé le second fils de Louis et Hortense, Napoléon-Louis, né en 1804 et devenu l’aîné par la mort de son grand frère en 1807, grand-duc de Berg et de Clèves.
[^56]: <span></span> Souligné par Louis qui ajoute : « <i>ben trovato</i> ».
[^57]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 25.</body> |
|---|
| |