CG9-22385.md

identifiantCG9-22385.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/10/21 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22385. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nymphembourg près de Munich, 21 octobre 1809</h2><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne suis pas étonné que la continuation de Millot<sup>[^1]</sup> soit un si mauvais ouvrage, puisqu'elle est de ce misérable Delisle de Sales. Faites connaître à cet homme qu'il lui est interdit de faire aucun ouvrage.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suis étonné que les prêtres d'Anvers aient supprimé le <i>Domine salvum fac imperatorem</i><sup><i>[^2]</i></sup><i>.</i> Cela me paraît extraordinaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suis fort aise que vous ayez fait supprimer l'ouvrage sur l'<i>État de l'Église de France pendant le </i><span style="font-variant: small-caps"><i>xviii</i></span><sup><i>e</i></sup><sup> </sup><i>siècle.</i> L'éloge que l'on fait de mon nom doit être regardé comme un poison et comme une satire amère, toutes les fois qu'il couvre des opinions contraires à mes principes et aux droits de mes peuples.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il ne faut jamais donner à aucun étranger la permission de visiter les ports de France sans un ordre du ministre de la marine.<sup>[^3]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="text-align: left; text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm"> <br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Voir, CG9-22288. [^2]: <span></span> L’Article VIII du Concordat de 1802 stipulait : « La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l'office divin, dans toutes les églises catholiques de France : <i>Domine, salvam fac Republicam ;</i><i>Domine, salvos fac Consules.</i> ». La formule fut changée à l’avènement de l’Empire en « <i>Domine, salvum fac imperatorem.</i> ». Ne pas la réciter faisait partie du répertoire de résistance du clergé. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, octobre 1809, n° 134. [BRO 480]</body>