| identifiant | CG1-1023.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/10/28 00:00 |
| titre | Napoléon à Cacault, ministre de la République française à Florence |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1023. - </b>À Cacault, ministre de la République française à Florence[^1]</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 7 brumaire an V [28 octobre 1796]</h2><p><br/> </p><p>Vous trouverez ci-joint un paragraphe que je reçois en ce moment du Directoire exécutif. Je vous prie, en conséquence, de commencer des ouvertures avec le cardinal secrétaire d’État[^2], ou de vous servir du cardinal Mattei[^3], qui pourra parler directement au Pape. Dès l’instant que la cour de Rome sera décidée à ouvrir une nouvelle négociation avec nous, vous m’en ferez part, et vous pourrez venir avec le ministre qu’elle aura nommé dans une ville que je vous indiquerai, comme, par exemple, Crémone.</p><p>Vous pouvez donc signifier au Pape que la réponse de Paris m’est arrivée ; que, par une suite des sentiments de modération qu’a adoptés le gouvernement français, il m’a chargé de terminer avec Rome toute espèce de différend, soit par les armes, soit par une nouvelle négociation.</p><p>Désirant donner au Pape une marque du désir que j’ai de voir cette guerre si longue se terminer, et les malheurs qui affligent la nature humaine avoir un terme, je lui offre un manière honorable de sauver encore son honneur et le chef de la religion.</p><p>Vous pouvez l’assurer de vive voix que j’ai toujours été contraire au traité qu’on lui a proposé, et surtout à la manière de négocier ; que c’est en conséquence de mes instances particulières et réitérées que le Directoire m’a chargé d’ouvrir la route d’une nouvelle négociation. J’ambitionne bien plus le titre de sauveur que celui de destructeur du Saint-Siège ; vous savez vous-même que nous avons toujours eu là-dessus des principes conformes, et, moyennant la faculté illimitée que m’a donnée le Directoire, si l’on veut être sage à Rome, nous en profiterons pour donner la paix à cette belle partie du monde, et tranquilliser les consciences timorées de beaucoup de peuples.</p><p>J’attends votre réponse par le retour du courrier.</p><p>Rien de nouveau des armées. L’armée de Sambre-et-Meuse s’avance sur le Mein, et l’armée du Rhin a délivré Kehl et est absolument hors de toute espèce de danger.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: En mission à Rome. [^2]: Zelada, bientôt remplacé par Busca. [^3]: Cardinal archevêque de Ferrare. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1121, d’après le dépôt de la Guerre.</body> |