|
CG9-22295.md| identifiant | CG9-22295.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1809/10/08 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon au maréchal Moncey, inspecteur général de la gendarmerie |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22295. - </b>Au maréchal Moncey, inspecteur général de la gendarmerie</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 8 octobre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai appris avec
intérêt la conduite distinguée que le sous-lieutenant de
gendarmerie Foison, le maréchal des logis Legras et le gendarme
Poulain, ont tenue dans l'affaire du brigand d’Aché<sup>[^1]</sup>.
Je désire que vous fassiez connaître à toute ma gendarmerie les
preuves éclatantes que je viens de leur donner de ma satisfaction,
et l'intention où je suis d'honorer et de récompenser les
officiers, sous-officiers et soldats de ma gendarmerie qui se
distinguent par des actes de courage et de dévouement, ou qui
montrent une spéciale activité dans la poursuite de ces restes
impurs des guerres civiles que l'Angleterre solde et vomit sur nos
côtes, et pour réprimer les ennemis de l'ordre et des lois. Je suis
bien aise que ma gendarmerie trouve dans cette circonstance une
preuve de la satisfaction que j'ai de ses services.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: <span></span> Le 8 septembre 1809, près de Luc (Calvados), Foison, s’étant fait passer pour un guide piégea le très recherché chef chouan François Robert d’Aché (voir <i>Correspondance générale</i>, vol. 7, n° 16166, 16205). Aidé de Legras, Poulain et deux autres gendarmes, ils assassinèrent l’ancien complice de Cadoudal sans autres formes de procès. L’affaire avait été orchestrée en sous-main par Fouché et le sénateur Pontécoulant par l’intermédiaire d’une d’ancienne maitresse de d’Aché. Foison gagna le même jour la Légion d’honneur et le grade de lieutenant, Legras une rente annuelle de 500 francs, on ne sait pas comment Poulain fut remercié de ces services. Fouché resta silencieux dans ses bulletins de police jusqu’au 20 novembre, Napoléon semble avoir été mis au courant par le <i>Moniteur</i> du 30 septembre 1809 qui donne une version toute différente de l’affaire. Pour les suites de cette affaire voir, CG9-22505.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, octobre 1809, n° 41. [C 15915]</body> |
|---|
| |
|