CG9-22225.md

identifiantCG9-22225.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/09/29 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l'Intérieur par intérim
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22225. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale<span lang="fr-FR">, tenant le </span>portefeuille de l'Intérieur<span lang="fr-FR"> par intérim</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 29 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne puis sortir des règles de l'administration et donner des licences en blanc à la grande-duchesse<sup>[^1]</sup>. Écrivez-lui qu'elle peut faire des demandes pour des négociants de Livourne et que vous lui enverrez les licences qu'elle désirera.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai vu dans un de vos rapports que vous vouliez continuer les licences par une simple décision ministérielle. Cela aurait d'autant plus d'inconvénient que probablement les douanes ne reconnaîtraient pas ces décisions, et que, pris par les corsaires, les bâtiments seraient déclarés de bonne prise ; et, dans l'un et l'autre cas, je ne pourrais que ratifier ces jugements.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je reconnais toujours dans vos actes la même marche ; vous n'avez pas assez de <u>légalité</u> dans la tête. Vous pouvez donner une seconde licence quand la première est expirée. Il n'y a pas d'inconvénient que désormais on fasse les licences de six mois.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Elisa, grande-duchesse de Toscane. Elle demandait des dérogations au système du Blocus continental, de celles que Napoléon accordait, de plus en plus nombreuses, aux entrepreneurs français. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 265. [C 15881]</body>