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CG9-22199.md| identifiant | CG9-22199.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/09/26 00:00 |
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| titre | Napoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22199. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 26 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vois dans le
bulletin de police qu'on a appelé les gardes nationales du Jura,
Côte d’Or, le Doubs et le Lot-et-Garonne, je ne veux point de tout
cela<sup>[^1]</sup>.
J'ai désigné<sup>[^2]</sup>
les divisions militaires qui devaient en fournir, je ne sais quelle
rage on a de mettre en mouvement toute la France. À quoi cela
aboutit ? Il y a une excessive légèreté dans ces mesures ;
tout cela fait beaucoup de mal et dans cette disposition d'esprit le
moindre évènement amènerait une crise tandis que l'ennemi menaçait
Anvers, le mouvement des gardes nationales des départements du Nord
était simple, on ne s'amuse point à discuter quand on a l'ennemi
devant soi et qu'on a à défendre ses propriétés, mais les
départements placés à l'autre bout de la France n'ont [pas bon
intérêt]. Ces mesures sont illégales contremandez-les et calmez la
France. De toutes les questions politiques la moins importante n'est
pas celle de savoir s'il faut former une garde nationale en Piémont,
et ou se préparer à l’organiser, sans prendre aucune précaution
pour nommer les officiers, tout cela est de la folie.<sup>[^3]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm">La France ne sait ce
qu'on lui demande : quand vous demandez les gardes nationales de
Flandres pour accourir sur la frontière par laquelle l'ennemi veut
entamer les Flandres, c'est une raison, mais quand on lève Languedoc
, Piémont, la Bourgogne, on croit à une agitation qui n’existe
pas, on ne remplit pas mes intentions, et cela me coûte des dépenses
inutiles.<sup>[^4]</sup></p>
[^1]: Napoléon n’avait autorisé la mobilisation des gardes nationales, pour s’opposer éventuellement aux Anglais débarqués en Zélande, que dans les départements du nord de l’Empire. Fouché avait étendu cette mesure à d’autres régions. Voir, CG9-22138.
[^2]: Par son décret du 7 août.
[^3]: Sur la minute (Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 237), phrase biffée illisible.
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 237.</body> |
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