CG9-22179.md

identifiantCG9-22179.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/09/25 00:00
titreNapoléon au général lacuée, directeur général des revues et de la conscription
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22179. - </b>Au général lacuée, directeur<span lang="fr-FR">général </span>des revues et de la conscription</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 25 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai jugé à propos d'appeler 36 000 conscrits des cinq classes antérieures à 1810 au lieu de 30 000<sup>[^1]</sup>. Je trouve qu'en général, au lieu de 80 000 hommes par conscription nous aurions dû en appeler 120 000. Vous trouverez dans le rapport de Clarke des notes de la nouvelle levée des 36 000<sup>[^2]</sup>. Vous avez toujours oublié un principe que nous ne devons jamais perdre de vue. Ainsi, il faut envoyer aux tirailleurs corses des hommes de la Corse ; aux tirailleurs du Pô, au 111<sup>e</sup>, au 26<sup>e</sup> de chasseurs et au 21<sup>e</sup> de dragons des hommes du Piémont, au 113<sup>e</sup> et au 28<sup>e</sup> de chasseurs des Toscans ; au 112<sup>e</sup> et au 27<sup>e</sup> de chasseurs des Belges, au 26<sup>e</sup>, au 82<sup>e</sup> et au 102<sup>e</sup> des hommes du Poitou et du Limousin. Vous verrez que je dispose de 7 200 hommes pour Bayonne. Je suppose que vous y enverrez des conscrits de la Guyenne et du Languedoc. J'ai ordonné que les départs fussent terminés au 10 novembre, dès le 1<sup>er</sup> novembre vous aurez déjà beaucoup de monde à Bayonne et les 4<sup>es</sup> bataillons commenceront à se former, à peine seront-ils habillés qu'ils seront utiles pour les garnisons à Saint-Sébastien, de Pampelune et de Vitoria et ceux qui y sont retourneront à leurs corps. Vous verrez que j'ai désigné 8 000 hommes pour les régiments de Paris. C'est une réserve dont je pourrais me servir à volonté si j'ai la paix. La paix est probable et c'est pour cela que je fais à présent cette levée parce qu'il serait bizarre de la faire après la paix ; alors je serai dispensé de lever la conscription de 1811 jusqu'à 1812.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai besoin de 1 000 hommes pour les fusiliers, c'est là que je veux des hommes sachant lire et ayant reçu quelque éducation pour en tirer des officiers. J'ai déjà fait passer un grand nombre de maréchaux des logis dans les corps. Je désire que vous choisissiez 3 000 hommes destinés aux conscrits de la Garde, vous tâchiez de me donner les plus âgés. Je destine les deux régiments de conscrits et de tirailleurs qui n'ont pas encore vu le feu à partir pour l'Espagne, cela fera 6 000 hommes. Vous pourriez cependant diriger des hommes pour la Garde sur Bayonne, autant du moins que cela vous serait utile, car j'aimerais les avoir sur Paris. Il manque au rapport du ministre de la Guerre<sup>[^3]</sup> l'état des hommes qui restent sur chaque conscription. Cela a représenté beaucoup pour l'étranger un des motifs qui a porté l'Autriche à la guerre, c'est qu'elle a vu que nous n'avions plus d'hommes quand elle a vu appeler des classes anticipées. Il est bien entendu que vous doublerez les nombres<sup>[^4]</sup>. C'est un trésor qu'il faut faire valoir le plus possible.<sup>[^5]</sup></p> [^1]: Voir, CG9-22163. [^2]: Voir, CG9-22176. [^3]: Clarke. [^4]: Voir, CG9-22176. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 221.</body>