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CG9-22171.md| identifiant | CG9-22171.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/09/24 00:00 |
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| titre | Napoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22171. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 24 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'approuve fort le
parti que vous avez pris de défendre à l'abbé Frayssinous<sup>[^1]</sup>
de continuer ses conférences. Je vous ai déjà écrit que mon
intention était de ne souffrir aucune réunion. Je veux la religion
chez moi, mais je n'ai envie de convertir personne. Je viens
d'effacer du budget des cultes les fonds que j'avais accordés pour
les missions étrangères<sup>[^2]</sup>.
Écrivez aux préfets, commissaires généraux de police et même aux
commandants de la gendarmerie, de veiller à ce qu'on ne prêche en
France ailleurs que dans les églises, et qu'il n'y ait que les
curés, chanoines et prédicateurs appelés par les curés avec
l'autorisation de l'évêque qui aient cette faculté. Mais je ne
veux ni affiliés à des associations, ni missionnaires, ni
prédicateurs errants dans mes États. Voyez le ministre des cultes<sup>[^3]</sup>
pour que les missionnaires soient placés comme curés et desservants
dans les paroisses.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai ordonné que les
sieurs Bornier et Briançon fussent chassés de l'hôtel des
Invalides et envoyés en surveillance à 40 lieues de Paris ;
que Daumier père fut chassé de l'administration de la loterie et
envoyé à 70 lieues de Paris ; que Daumier fils fut privé
de son emploi au département et retenu jusqu'à nouvel ordre avec la
femme Daumier sa mère.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître
ce que c'est que cet Alexis de Noailles<sup>[^4]</sup>
qui parait jouer un rôle dans cette affaire et suivez
l'embranchement qu'elle a du côté de Bordeaux<sup>[^5]</sup>.<sup>[^6]</sup></p>
[^1]: <span></span> Denis-Luc-Antoine Frayssinous (1765-1841) avait été ordonné prêtre en 1789. Il donnait des conférences qu’il rassemblera dans <i>Défense du christianisme ou conférences sur la religion</i> (1825). Sacré évêque d’Hermopolis en 1822, il sera nommé grand-maître de l’université la même année et exercera les fonctions de ministre de l’Instruction publique de 1824 à 1828, s’attachant à démanteler l’Université centralisée héritée de l’Empire.
[^2]: Sur la décision prise par Napoléon de dissoudre les congrégations autorisées et les ordres missionnaires, qui avaient plus ou moins ouvertement pris parti en faveur de Pie VII dans le conflit qui l’opposait à l’Empereur, allant jusqu’à diffuser la bulle d’excommunication du 10 juin, voir, CG9-22041, 22055.
[^3]: Bigot de Préameneu.
[^4]: <span></span> Mentionné dans le bulletin de Police du 21 septembre. Louis Adolphe Alexis, comte de Noailles (1783-1835), ardent chrétien et royaliste, membre des Chevaliers de la Foi, il répand la bulle d'excommunication de l'Empereur par Pie VII. Arrêté, libéré au bout de quelques mois, il se réfugie en Suisse, puis en Suède où il deviendra aide de camp de Bernadotte.
[^5]: Voir, CG9-22150.
[^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 206. [C 15854]</body> |
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