CG9-22105.md

identifiantCG9-22105.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/09/18 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22105. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Brünn, 18 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Vous avez eu tort d'inquiéter toute la France et jusqu'au Piémont en écrivant partout pour « préparer » les gardes nationales<sup>[^1]</sup>. « Préparer » ne veut rien dire ; c'est alarmer sans raison tout l'empire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous ne me parlez jamais de Paris. J'ignore ce que c'est que cette garde à cheval<sup>[^2]</sup>. L'on dit qu'ils sont 60 !!! et encore qu'ils ne veulent pas sortir de Paris. Veut-on donc me tourner en ridicule ? Vous eussiez, il me semble, bien fait de me parler de tout cela. Je vois bien que Rome n'est pas dans Paris, mais dans mes bons départements ; c'est là que l'on est Français ! Puisque Paris ne m'a été bon à rien, il ne faut pas actuellement me donner l'inquiétude ni m'obliger à supporter l'importance de la garde nationale. C’est me donner les inconvénients d'une mesure, sans que j'en aie eu les avantages. S'il est vrai que l'on ait donné l'assurance à ces 60 jeunes gens de ne pas aller à la guerre, et que ce ne soit qu'en conséquence qu'ils se soient enrôlés, il faut les dissoudre tout doucement.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Voir, CG9-22085. [^2]: Voir, CG9-22035. Il s’agit d’une compagnie d’honneur de chevau-légers, créée au mois d’août, dans le cadre de la mobilisation des gardes nationales, et où s’étaient enrôlés de nombreux représentants de l’ancienne noblesse. [^3]: Minute autographe, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 157. [LEC 526]</body>