CG9-22012.md

identifiantCG9-22012.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/09/08 00:00
titreNapoléon à Daru, intendant général de l'armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 22012. - </b>À Daru, intendant général de l'armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Krems<sup>[^1]</sup>, 8 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur Daru, le cercle de Krems, qui n'avait été taxé qu'à 150 chevaux, en a fourni 800 superbes, bons pour les cuirassiers et l'artillerie. Le cercle de Korneubourg n'a été taxé qu'à 450 chevaux, et il y a dix fois plus de chevaux que dans le cercle de Krems : l'armée a besoin de chevaux ; les équipages en auraient besoin d'un millier ; l'artillerie me coûte beaucoup. J'ai pourtant 4 à 5 000 hommes de cavalerie à pied et j'ai des chevaux de réforme. La levée de 6 000 chevaux n'a pas été basée sur mes besoins, mais sur la prétendue difficulté de les lever ; de sorte que la mesure que j'ai prise serait contraire à mes intérêts, car toutes les réquisitions des généraux cantonnés dans les provinces et sur les lieux en ont pris beaucoup plus. Il faut donc écrire aux intendants que la réquisition des 6 000 chevaux est indépendante des réquisitions faites régulièrement par les maréchaux ; les intendants doivent également y donner leurs soins. Ainsi les 700 chevaux requis par le duc de Raguse<sup>[^2]</sup> dans le cercle de Krems sont indépendants des 150 ; les 800 du vice-roi<sup>[^3]</sup>, en Styrie, sont indépendants de ceux que j'ai demandés ; de même en Carinthie. Je ne sais pas si les maréchaux duc d'Auerstaedt<sup>[^4]</sup> et duc de Rivoli<sup>[^5]</sup> n'en ont pas demandé. J'ai accordé au général de Wrède<sup>[^6]</sup> d'en lever 100 à Linz.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Votre correspondance doit vous faire connaître les différentes réquisitions des généraux. Vous me ferez un tableau et une nouvelle répartition pour porter la réquisition à 20 000 chevaux, y compris ceux que j'ai requis et ceux demandés par les généraux. Avant tout, il est indispensable d'avoir en Hongrie autant d'intendants que de comitats, et en Autriche autant que de cercles. Nommez-en à Korneubourg et à Saint-Pölten ; et enfin mon intention est de lever encore dans le cercle de Korneubourg 1 000 à 1 200 chevaux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Apportez-moi ce travail demain à cinq heures après midi.<sup>[^7]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">N</h3> [^1]: Napoléon a quitté Schönbrunn tôt le matin pour aller à Krems passer en revue le corps d’armée du maréchal Marmont. Il rentrera à Vienne le lendemain. [^2]: <span></span> Marmont, commandant du 11<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne. [^3]: Eugène de Beauharnais, commandant de l’armée d’Italie. [^4]: <span></span> Davout, commandant du 3<sup>e</sup> corps d’armée. [^5]: <span></span> Masséna, commandant du 4<sup>e</sup> corps. [^6]: Il commande les troupes bavaroises. [^7]: Expédition, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 26. [C 15774]</body>