CG9-21992.md

identifiantCG9-21992.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/09/06 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21992. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 6 septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai ordonné une enquête sur la reddition de Cayenne<sup>[^1]</sup>, du fort Desaix de la Martinique<sup>[^2]</sup>, et de Flessingue<sup>[^3]</sup>. Je désire que toutes les pièces et documents que vous avez sur ces événements soient remis aux commissions que j'ai créées pour faire cette enquête.<sup>[^4]</sup></p> [^1]: À Cayenne, Victor Hugues, « agent particulier » de la France en Guyane depuis 1799, avait capitulé sans combattre le 12 janvier 1809 après le débarquement d’un corps expéditionnaire portugais venu du Brésil. Ni Victor Hugues ni les 600 hommes de la garnison n’avaient été faits prisonniers ; ils étaient rentrés en France, ce qui éveilla les soupçons sur les circonstances de la capitulation du 12 janvier. Traduit devant un conseil de guerre, Victor Hugues sera acquitté. [^2]: À la Martinique, l’amiral Villaret-Joyeuse, assiégé dans le fort Desaix bombardé par les Anglais, avait capitulé le 24 février 1809 sur l’injonction de ses officiers. La garnison avait été faite prisonnière et Villaret-Joyeuse renvoyé en France. Il sera cité à comparaître devant un conseil de guerre mais le procès n’aura jamais lieu. Nommé gouverneur général de Vénétie, Villaret-Joyeuse y mourra en 1812. [^3]: Le 13 août. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 48. [C 15762]</body>