CG1-0995.md

identifiantCG1-0995.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/10/16 00:00
titreNapoléon à Garrau, commissaire du Directoire exécutif près l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 995. - </b>À Garrau, commissaire du Directoire exécutif près l’armée d’Italie</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/> </h2><h2>Quartier général, Modène, 25 vendémiaire an V [16 octobre 1796]</h2><p><br/> </p><p>La compagnie Flachat n’a encore fait aucune vente ; elle a cependant des soies et autres marchandises assez considérables dans la Lombardie et à Tortone. Les ventes qu’elle fait à Livourne se font par-devant elle ; il est indispensable d’y faire intervenir le consul de la République. Cette compagnie, qui a un capital de quatorze ou quinze millions, ne paye pas les mandats, sous prétexte qu’elle n’a pas d’argent, mais effectivement pour les faire négocier par main tierce à quinze ou vingt pour cent de perte. Faites-vous remettre l’état des mandats qu’elle a aujourd’hui pour acquitter et ordonnez-lui,</p><p>1° D’afficher sous vingt-quatre heures la vente de toutes les marchandises qu’elle a, pour être faite ensuite conformément à votre arrêté ;</p><p>2° Que tout l’argent provenant des marchandises soit, vingt-quatre heures après, versé dans la caisse centrale, sans que, sous quelque prétexte que ce soit, cette compagnie puisse retenir cet argent ;</p><p>3° Qu’elle vous remette l’état des versements en grains qu’elle a faits à l’armée depuis le commencement de la campagne ; car elle est fortement prévenue d’avoir fait des versements factices pour quatre-vingt mille quintaux.</p><p>Je vous engage à porter sur cette compagnie un œil sévère ; de tous côtés on réclame contre elle ; tous ses agents sont d’un incivisme si marqué, que je suis fondé à croire qu’une grande partie sert d’espions à l’ennemi. Je vous prie de prévenir cette compagnie que, si M. Peragallo, Français assez indigne pour avoir désavoué le caractère national, vient en Lombardie, je le ferai mettre en prison. J’ai de fortes raisons de croire que cet homme a des liaisons avec le ministre de Russie à Gênes, et d’ailleurs je suis instruit que je suis environné d’espions. Les employés qu’elle a à Livourne sont en grande partie des émigrés.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1093, d’après le dépôt de la Guerre.</body>