CG1-0994.md

identifiantCG1-0994.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/10/12 00:00
titreNapoléon au général Kellermann, commandant en chef de l’armée des Alpes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 994. - </b>Au général Kellermann, commandant en chef de l’armée des Alpes</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Milan, 21 vendémiaire an V [12 octobre 1796]</h2><p><br/> </p><p>Comme il me vient, citoyen général, plusieurs bataillons de Nîmes, qui passent par Marseille, il me serait facile de les y faire rester et de prendre en place les deux bataillons que vous aviez ordre d’y envoyer. S’il est encore temps, je vous prie de m’en instruire sur-le-champ. Je ferai arrêter dans cette division le nombre de troupes nécessaire, quoique je ne vous dissimule pas qu’il y a dans la 8<sup>e</sup> division deux fois plus de troupes qu’il n’en faut, puisqu’il y a 8 000 hommes. Mais il y a des généraux qui veulent absolument avoir une armée. Si le gouvernement et les bons citoyens n’y prennent garde, nous aurons bientôt la guerre sur les Alpes.</p><p>La 40<sup>e</sup>, si elle ne part pas de suite, m’arrivera trop tard, ainsi que les autres troupes. Vous savez le changement qu’une journée malheureuse peut produire dans les affaires ; il faudra alors non pas 5 ou 6 000 hommes de renfort, mais 30 ou 40 000, et encore faudra-t-il pouvoir les nourrir. Je vous engage à commencer à nous envoyer ce que vous pourrez de la 40<sup>e</sup>. L’Empereur veut absolument reconquérir l’Italie. On ne passe pas cinq mois en se battant sans avoir beaucoup de blessés et beaucoup d’hommes hors de combat.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1090, d’après le dépôt de la Guerre.</body>