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CG9-21946.md| identifiant | CG9-21946.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/09/01 00:00 |
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| titre | Napoléon à Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21946. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale, tenant le portefeuille de l’Intérieur par intérim</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 1<sup>er</sup>
septembre 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre
du 26 août<sup>[^1]</sup>.
La conduite du général Monnet<sup>[^2]</sup>
est infâme ! et n'a pas de nom<sup>[^3]</sup>.
Il faut la faire connaître dans les journaux et ne garder aucun
ménagement ; il faut faire imprimer à cet effet tout ce qui
revient des hommes de la garnison de Flessingue qui sont à Anvers<sup>[^4]</sup>.
Cette lâcheté est inouïe.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous
trouverez ci-joint un bulletin qu'on envoie au prince de
Pontecorvo<sup>[^5]</sup> ;
ce doit être de Rousselin<sup>[^6]</sup>
ou de quelque gueux de cette espèce. Tâchez de le découvrir et
faites justice de ce misérable.<sup>[^7][^8]</sup></p>
[^1]: Fouché y donnait des détails sur la capitulation de Flessingue, le 13 août, et évaluait à 2 000 hommes les pertes françaises.
[^2]: Commandant de Flessingue.
[^3]: Sur la capitulation de Flessingue et les poursuites engagées contre Monnet, conduit en Angleterre après avoir été fait prisonnier, voir la lettre précédente.
[^4]: <span></span> Ces documents furent publiés dans les numéros du 11 et du 14 septembre du <i>Moniteur universel</i>.
[^5]: Bernadotte, qui commande l'armée réunie à Anvers pour s'opposer au corps expéditionnaire britannique débarqué à Walcheren.
[^6]: Alexandre Rousselin de Saint-Albin avait été, en 1798-1799, le secrétaire général de Bernadotte, lorsque celui-ci était ministre de la Guerre. On le voyait également souvent chez Joséphine. Fouché demanda à Bernadotte de ne plus voir son ancien secrétaire. Le 8 janvier 1810, il notera en marge d'un rapport consacré aux visites de Rousselin à l'Impératrice : « Le sieur Rousselin a le mérite aux yeux de l'Impératrice de lui avoir remis, après la mort du général Hoche [dont il était le secrétaire], les lettres qu'elle avait écrites à ce général, mais aux yeux de beaucoup de gens, le sieur Rousselin est un intrigant de mauvaise compagnie qui a fait parler, dans un temps, le prince de Pontecorvo et qui aujourd'hui fait parler l'Impératrice. Quelques personnes accusent le sieur Rousselin d'être un jacobin. Elles se trompent, il veut s'attacher au gouvernement. Il ne manque point de quelque instruction, mais il est dénué de jugement et de discernement. C'est seulement sous ce rapport que j'ai invité le prince de Pontecorvo à ne pas recevoir chez lui le sieur Rousselin. Il peut servir la police [on dit qu'il en était l'un des agents], mais il ne peut que troubler la tête du prince de Pontecorvo. »
[^7]: Minute, Archives nationales, AF IV 882, septembre 1809, n° 2. [BRD 945]
[^8]: En marge de la copie de la minute (A.N., 400 AP 141) : « le dernier paragraphe de cette lettre est impossible (à publier). Bernadotte était donc surveillé, et l'on décachetait les lettres qui lui étaient adressées ! Le général Monnet est flétri ailleurs. »</body> |
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