CG9-21883.md

identifiantCG9-21883.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/08/23 00:00
titreNapoléon à Feth-Ali, shah de Perse
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21883. - </b>À<span lang="fr-FR">F</span>eth-<span lang="fr-FR">A</span>li, shah de Perse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 23 août 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">À très haut, très excellent, très puissant et magnanime prince Feth-Ali Shah glorieux empereur de Perse<sup>[^1]</sup>, notre très cher et parfait ami, salut. La démarche qu'a faite le général Gardanne de quitter votre cour sans notre autorisation, nous a été pénible comme à vous. Nous l'avions envoyé pour cultiver sans interruption nos relations amicales avec votre Majesté et pour lui rendre tous les services qu'elle pouvait, dans les circonstances présentes, attendre de notre affection pour elle, c'était dans ce but que nous avions attaché à cette mission beaucoup d'officiers éclairés et nous avons depuis accordé des honneurs et des récompenses à ceux qui se sont le plus distingués pour leur zèle envers votre Majesté, car nous regardions comme nous étaient personnels les services qu'ils rendaient à notre ami. Aussi nous avons blâmé et disgracié notre ministre plénipotentiaire, pour avoir quitté votre cour. Notre chargé d'affaires a reçu l'ordre de retourner dans notre capitale et nous nous proposons de vous envoyer incessamment un autre ambassadeur. Nos liens d'amitié sont les mêmes, les circonstances où s'est trouvée votre Majesté ne les ont point affaiblis. Nous voyons pour des lettres amicales du 5 juin qu'elle a parfaitement compris la situation où nous sommes, et nous-mêmes, nous avons bien compris les raisons qui l'ont obligée à reprendre des relations apparentes et momentanées avec les Anglais. Les événements ont une forme qui peut entraîner, mais la constance en a encore plus, et la durée de notre mutuelle amitié nous en fera, dans un temps convenable, recueillir tous les avantages. Votre ambassadeur est toujours dans notre capitale, accueilli, honoré comme l'ambassadeur de notre ami. Les soins envers lui seront constamment les mêmes tant qu'il restera auprès de nous, et nous avons jusqu'ici regardé sa présence dans vos états comme un lien de plus entre nos deux Empires. Vivez toujours heureux et glorieux, et que la Perse, le plus noble pays de l'Asie, continue de fleurir dans notre règne.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir, CG9-21856. [^2]: Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Perse, vol. 12, fol. 162.</body>