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CG9-21778.md| identifiant | CG9-21778.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/08/12 00:00 |
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| titre | Napoléon à Louis, roi de Hollande |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21778. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 12 août 1809</h2><p style="text-align: center; margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je suppose
que vous vous serez rendu à Berg-op-Zoom, et que vous y aurez réuni
10 à 12 000 hommes de vos troupes avec 15 ou
20 000 gardes nationales<sup>[^1]</sup>.
L'économie d'un roi n'est pas celle d'un prieur de couvent. Si vous
aviez aujourd'hui les 2 000 Français de votre garde que
par économie vous avez licenciés, si vous aviez l'armée que par
économie vous avez réduite, votre pays ne serait pas envahi<sup>[^2]</sup>.
Par nos conventions, la Hollande doit avoir 40 000 hommes
sur pied. Elle n'a de moyen de se recruter ni pour la mer ni pour la
terre. Les Anglais vous feront plus de mal dans un mois que ne vous
aurait coûté votre armée. Le roi de Wurtemberg<sup>[^3]</sup>
a un million de population, il a 25 000 hommes sur pied.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que vous
aurez fait arrêter ce traître de Bruce<sup>[^4]</sup>,
qui a si lâchement rendu le fort de Bath, et que vous l'aurez fait
passer par les armes<sup>[^5]</sup>.
Abandonner un fort comme Bath sans tirer un coup de canon est le
comble de la lâcheté ou de la trahison. Comment ne coupait-il pas
plutôt les digues ?<sup>[^6]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir, CG9-21739.
[^2]: Louis Bonaparte était assailli de réprimandes de la part de son frère, qui lui reprochait de ne pas appliquer avec toute la rigueur voulue le blocus continental (voir, CG9-21766 et 21767), d'entretenir une cour trop onéreuse, et ici, en fait, de préférer la formation d'une armée hollandaise à une armée composée en partie de contingents français. Voir, CG9-21788.
[^3]: <span></span> Frédéric I<sup>er</sup>.
[^4]: Le général Stewart Bruce commandait la presqu'île de Walcheren.
[^5]: <span></span> On lit dans le <i>Moniteur</i> du 27 août: « Les rapports officiels sur la retraite du général Bruce, depuis Walcheren jusqu'à Berg-op-Zoom, prouvent que les forces hollandaises étaient absolument insuffisantes pour opposer aucune résistance aux ennemis. Il n'y avait que 2 ou 300 soldats hollandais dans l'île de Walcheren. Ces troupes s'étant jetées dans Tewere, ne purent ni défendre cette ville, ni empêcher la conquête des îles de Walcheren et de Zuyd-Beveland ; mais le général Bruce n'en est pas moins coupable d'avoir abandonné le fort de Bath longtemps avant que l'ennemi s'en fût seulement approché, et surtout d'y avoir laissé l'artillerie. »
[^6]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 25. [C 15648]</body> |
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