| identifiant | CG9-21706.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/08/05 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Bertrand, commandant en chef le génie de l’armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21706. - </b>Au général Bertrand, commandant en chef le génie de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 5 août 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général
Bertrand, on a arrêté un type général de tête de pont en plaine,
avec un réduit de 300 ou 400 toises, avec trois ou quatre
redoutes, de manière que les deux redoutes en aval et en amont se
trouvent au moins à 600 toises du pont et à 800 pour les
grands ponts. Il est donc évident que ces deux redoutes se
trouveront ainsi éloignées de 1 600 toises, formant une
demi-circonférence au moins de 2 000 à 2 400 toises.
Il faut donc six ou sept de ces redoutes, qui, jointes à la garnison
du réduit, exigeraient 2 000 hommes pour garder la tête
de pont ; encore ne pourrait-elle faire qu'une faible
résistance ; encore est-il évident que ces redoutes, éloignées
de 300 ou 400 toises, ne pourraient présenter aucune
résistance raisonnable ; que, une prise, elles le seraient
toutes successivement ; qu'elles ne pourraient être défendues
par l'artillerie du réduit, tout comme elles ne défendraient pas le
réduit. Ces redoutes, en effet, ne sont pas placées là pour donner
une nouvelle force au réduit, mais elles sont établies pour donner
protection à un corps d'armée et à tous les embarras d'une armée
qui serait en retraite. C'est une espèce de camp retranché. Les
têtes de pont de Passau, de Linz et de Spitz, devant servir au
débouché de toute une armée, doivent être construites sur ce
principe. Mais il est des têtes de pont qui ont un autre but et qui,
si elles étaient construites sur ce principe, induiraient en erreur,
par exemple, la tête de pont d'Anger sur la March. En faisant
établir une tête de pont sur la rive gauche de la March, mon but
n'est point qu'elle puisse protéger la retraite d'une armée ou,
autrement parlant, qu'elle serve de camp retranché : mon vrai
but est d'occuper un point sur la rive gauche de la March, afin que
l'ennemi ne puisse se servir de cette rivière comme d'un rideau ;
que, en conservant la tête de pont, je puisse déboucher, si je le
désire. On sent que ce débouchement est très hypothétique. Si,
après avoir fait une tête de pont, on faisait des redoutes à
400 et 500 toises les unes des autres, on irait contre
l'objet. Ces redoutes, une fois prises, nuiraient au lieu de servir.
Il faut donc construire seulement une enceinte, établir des lunettes
en amont et en aval, assez pour qu'on ne puisse pas découvrir le
pont, et si ensuite on veut établir d'autres lunettes, il faut
qu'elles soient très près de la place, qu'elles soient protégées
par le feu du réduit et qu'elles le protègent. Comme la March est
une très petite rivière<sup>[^1]</sup>,
il serait convenable, pour remplir l'objet qu'on se propose, de
couvrir le pont des deux côtés, à peu près comme cela est tracé
ici.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Portion de phrase absente de la minute (Archives nationales, AF IV 881, août 1809, n° 31).
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15612, d’après l’expédition communiquée par le général Bertrand (minute, Archives nationales, AF IV 881, août 1809, n° 31). Extrait, [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret expert, <i>Archives
provenant du général comte Bertrand 1773-1844</i>, Drouot, 13 décembre 1982, p. 5, n° 42.</body> |
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