| identifiant | CG9-21692.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/08/03 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Bertrand, commandant en chef le génie de l’armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21692. - </b>Au général Bertrand, commandant en chef le génie de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 3 août 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général
Bertrand, je juge convenable de vous faire connaître mes intentions
sur les ponts du Danube, afin que vous puissiez vous régler en
conséquence. Il serait possible que le 1<sup>er</sup> septembre les
hostilités recommençassent<sup>[^1]</sup>.
Il est nécessaire que, pour cette époque, 1<sup>o</sup> la tête de
pont de Spitz soit armée avec ses redoutes ; 2<sup>o</sup> que
le pont de pilotis de Vienne soit entièrement terminé, car, une
fois qu'il sera fait, mon intention est de détruire les ponts de
l'île Lobau<sup>[^2]</sup>,
préférant le pont de Vienne à tout autre pont, vu que, du moment
que les hostilités recommenceraient, j'ordonnerais l'armement de
Vienne ; ce qui, avec la tête de pont, me formerait une
position sur la droite et sur la gauche du Danube. Il faut que vous
visitiez les ouvrages que les Autrichiens avaient faits pour enfermer
le faubourg de Leopolstadt, afin de voir ce qu'il y a à faire pour
avoir un ouvrage avec réduit ou tête de pont, pour que, en
supposant que l'ennemi passât dans le Prater à l'endroit où nous
avons passé et qu'il s'emparât du faubourg de Leopolstadt, ce qui
le mettrait dans le cas de bloquer la ville, il ne pût s'emparer de
notre pont, et qu'il y eût pour ce cas une tête de pont sur la rive
droite du premier bras. Une tête de pont de deux cents toises de
développement me paraît là suffisante. Il suffit aujourd'hui
qu'elle soit tracée, et, lorsqu'il y aura de fortes probabilités
que les hostilités doivent recommencer, on travaillera à construire
cette tête de pont, qui sera faite en quatre ou cinq jours. Outre
les dépôts de cavalerie, les blessés et convalescents, mais en
état de se battre, je serai toujours obligé de laisser
10 000 hommes dans Vienne et à la tête de pont de Spitz,
qui, avec les ouvriers de marine et 4 ou 500 marins, seront
plus que suffisants pour défendre la ville et les différents
ouvrages. Comme il paraît que les gens de Vienne ont peu de moyens,
il faut laisser subsister leur atelier, mais en faire commencer
vous-même un autre sur le grand bras, afin d'être certain d'avoir
ce pont au 1<sup>er</sup> septembre.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: L’armistice conclu avec l’Autriche le 12 juillet, à Znaïm, était signé pour un mois, avec obligation pour les signataires de se prévenir quinze jours à l’avance en cas de reprise des hostilités, celle-ci ne pouvant donc intervenir avant la fin du mois d’août (voir, CG9-21485).
[^2]: Ponts par lesquels l’armée française avait franchi le Danube à la veille de la bataille de Wagram, les 4 et 5 juillet.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15608, d’après l’expédition communiquée par le général Henry Bertrand (minute, Archives nationales, AF IV 881, août 1809, n° 27). Extrait, [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret expert, <i>Archives provenant du Général comte Bertrand</i><i>1773-1844</i>, Drouot, 13 décembre 1982, p. 5, n° 41.</body> |
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