| identifiant | CG9-21663.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/07/30 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Lefebvre, commandant le 7e corps de l'armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21663. - </b>Au maréchal Lefebvre, commandant le 7<sup>e </sup>corps de l'armée
d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 30 juillet 1809, à six heures
de l'après-midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois au moment
même votre lettre du 28 à cinq heures et demie du matin. Je
vois que les communes du Taufers se sont soumises<sup>[^1]</sup> ;
je suis fâché que vous ne les ayez pas punies. Mon intention est
que, au reçu de la présente, vous exigiez qu'on vous livre
150 otages pris dans tous les cantons du Tyrol, que vous fassiez
piller et brûler au moins six gros villages dans tout le Tyrol et
les maisons des chefs, et que vous déclariez que je mettrai le pays
à feu et à sang, si l'on ne me rapporte pas tous les fusils, et au
moins 18 000, et autant de paires de pistolets que je sais y
exister. Vous ferez conduire les 150 otages, sous bonne et sûre
escorte, dans la citadelle de Strasbourg. Lorsque j'ai fait mon
armistice, ç'a été principalement pour soumettre le Tyrol. Je
crains, après ce qui est arrivé à Taufers, que vous vous laissiez
duper par cette canaille, qui, lorsque vous aurez le dos tourné,
recommencera de plus belle. On a massacré dans le Tyrol des Français
et des Bavarois ; il faut en tirer vengeance et faire des
exemples sévères. Quant aux Autrichiens, je vous ai fait connaître
mes intentions. Ils doivent avoir connaissance de l'armistice ;
ce sont des gens d'une insigne mauvaise foi ; ils n'ont que trop
de relations avec le quartier général autrichien. Pas de
parlementage ! S'ils n'évacuent pas promptement le pays,
faites-les arrêter. Ce sont des espèces de brigands ; ils ont
autorisé les massacres. Ordonnez donc que 150 otages vous
soient remis, qu'on vous livre les plus méchants et tous les fusils,
au moins jusqu'à la concurrence de 18 000. Faites la loi que
toute maison dans laquelle un fusil sera trouvé sera rasée ;
que tout Tyrolien sur lequel un fusil sera trouvé sera passé par
les armes. La clémence et la miséricorde ne sont pas de saison avec
ces brigands. Vous avez des forces dans les mains, soyez terrible, et
agissez de manière qu'on puisse retirer du Tyrol une partie de vos
troupes, sans avoir à craindre qu'ils recommencent de plus belle. Il
faut qu'il y ait six gros villages pillés et brûlés, mais de
manière qu'il n'en reste pas de vestiges et qu'ils soient un
monument de la vengeance exercée envers ces montagnards. Mon
officier d'ordonnance L'Espinay vous a porté mes ordres. Il me tarde
d'apprendre que vous ne vous êtes pas laissé attraper, et que vous
n'avez pas rendu nul mon armistice ; car, le principal avantage
que j'ai voulu en tirer, c'est de profiter des six semaines qu'il me
donne pour soumettre le Tyrol. Envoyez des colonnes sur Brixen.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3>
[^1]: Sur les opérations dans le Tyrol, voir, CG9-21573.
[^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 881, juillet 1809, n° 192. Extrait, [catalogue de vente], Jacques Arnna, <i>Pages
de l'épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, p. 180, n° 213. Note de la Commission Historique du Second Empire sur la copie de minute (Archives nationales, 400 AP 141) :« Napoléon est tout à fait irrité. Des rigueurs à ne pas publier. Voir aux endroits marqués en rouge ». [LEC 492]</body> |
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