CG9-21592.md

identifiantCG9-21592.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/07/21 00:00
titreNapoléon à Jérôme, roi de Westphalie, commandant le 10e corps de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21592. - </b>À Jérôme, roi de Westphalie, commandant le 10<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 21 juillet 1809, 5 heures après-midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre du 17 que me porte un jeune homme qui se dit votre chambellan. Puisque le général Kienmayer vous faisait connaître l'armistice<sup>[^1]</sup>, et que vous étiez le plus faible, je ne vois pas ce que vous aviez à gagner à lui répondre par une lettre impertinente. Que faites-vous donc de votre esprit, dans cette campagne ? Vous dites que vous n'avez que 10 000 hommes et qu'il en a 20 000, que s'il vous attaque vous battrez en retraite et, au lieu de lui répondre honnêtement, et de considérer comme avantageux pour vous la notification qui vous est faite, vous lui répondez de manière à le justifier. S'il vous attaque, et si le lendemain ou le surlendemain, il vous a attaqué, il aura bien fait. On ne conçoit rien à si peu de bon sens. Vous étiez né avec de l'esprit, la présomption et la fatuité et tout ce qui vous entoure ont gâté votre esprit.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Comment est-il possible de concevoir que, lorsque j'entre en Bohême, vous vous retiriez et renvoyiez les Saxons chez eux ? Il y a dans tout cela absence entière d'esprit et de bon sens. Si au lieu d'avoir des mignons, vous aviez des gens de conseil et d'expérience, cela ne vous arriverait pas.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir la lettre précédente. [^2]: Copie de minute, Bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 38, fol. 108. Note sur la copie :« portée par un chambellan du roi ».</body>