CG9-21565.md

identifiantCG9-21565.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/07/18 00:00
titreNapoléon à Regnier, grand juge, ministre de la Justice
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21565. - </b>À Regnier, grand juge, ministre de la Justice</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 18 juillet 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre du 11 juillet, par laquelle vous m'instruisez du jugement que ma cour criminelle de la Seine a porté contre le sieur Victor-Mériadec de Rohan, accusé d'avoir porté les armes contre la France depuis 1804<sup>[^1]</sup>. Je désire que vous fassiez faire la même chose pour les sieurs Chasteler et d'Argenteau, qui n'ont plus de domicile en France depuis dix ans, et contre un grand nombre de généraux au service d'Autriche, dont la police vous enverra les notes, et dont il faut définitivement se débarrasser. Ces hommes portent encore les armes contre nous<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Louis Victor Mériadec de Rohan sert dans l’armée autrichienne depuis 1794. Blessé à Wagram, il se retire sur ces terres de Bohême l’année suivante. [^2]: Napoléon était décidé à exiger de l’Autriche« l’expulsion du service d’Autriche de tous les Français, soit Belges, soit de l’ancienne France, soit des pays qui depuis ont été réunis, ces hommes s’étant de tout temps montrés les plus enclins à semer la division entre les deux États » (voir les instructions délivrées à Champagny le 24 juillet, CG9-21618). Les généraux Chasteler, d’origine belge, et d’Argenteau, au service de l’Autriche, étaient dans ce cas. Napoléon avait d’ailleurs déjà ordonné que Chasteler, responsable du massacre d’une colonne de soldats français qui se rendaient d’Italie à Augsbourg, alors qu’ils traversaient le Tyrol, fût capturé, traduit devant une commission militaire et fusillé (voir, CG9-21132). [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 881, juillet 1809, n° 95. [LEC 480]</body>