CG9-21541.md

identifiantCG9-21541.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/07/17 00:00
titreNapoléon à Caffarelli, ministre de la Guerre du royaume d’Italie
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21541. - </b><span lang="fr-FR">À</span> Caffarelli, ministre de la Guerre du royaume d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 17 juillet 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">La suspension d'armes ouvre la route. Mon intention est que vous en préveniez le prince Borghèse<sup>[^1]</sup>. Il doit avoir à envoyer tous les détachements qui composent les 16<sup>e</sup> et 17<sup>e</sup> demi-brigades provisoires. Il doit avoir à envoyer 1 500 chevaux, cuirassiers et chasseurs, 4 compagnies d'artillerie et plusieurs détachements de sapeurs.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire que, de votre côté, vous nous fassiez passer tout ce qui appartient à la 14<sup>e</sup> 1/2 brigade provisoire, et que vous fassiez partir des différents dépôts français et italiens tous les hommes qui y sont disponibles, en les dirigeant sur Klagenfurt et Bruck, afin de compléter les bataillons de guerre. Faites-nous passer aussi 4 compagnies d'artillerie italienne, plusieurs compagnies de sapeurs, et en général tout ce qu'il vous sera possible d'envoyer pour compléter les corps. Envoyez-nous tous les chevaux d'artillerie et les hommes du train qui sont dans les dépôts d'Italie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Enfin faites-nous passer le 9<sup>e</sup> bataillon des équipages militaires qui est à Plaisance ; qu'il emmène avec lui tous les chevaux, voitures, harnais qui s'y trouvent. On se procurera le reste à Graz. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire que pendant ce mois de suspension d'armes, tout passe et que nos cadres reçoivent une bonne consolidation. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Le Tyrol ne vous donnera plus d'inquiétude ; il va être soumis pour toujours. Ainsi envoyez-nous tous les détachements, tout ce que vous avez, hormis les conscrits provenant du dernier appel des 40 000 qui d'ailleurs ne sont probablement pas encore arrivés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Munitions de guerre. Expédiez-nous de Palmanova 6 000 fusils, 20 000 obus de 5 pouces 6 lignes, 200 milliers de poudres, 10 000 boulets de 6 et faites-moi connaître le nombre de pièces de 6 et de 3 que vous pouvez nous procurer, mon intention étant d'augmenter considérablement mon artillerie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si vous n'aviez pas 20 000 obus de 5 pouces 6 lignes et qu'il ne s'en trouvât pas dans les places d'Italie qui sont à votre disposition, vous écririez au prince Borghèse pour en faire venir d'Alexandrie et de Turin ; mais ce serait bien long !<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/> <br/> </h3> [^1]: Voir la lettre précédente. Borghèse est gouverneur des départements au-delà des Alpes. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 881, juillet 1809, n° 81. Note sur la minute :« portée par M. Bourgoing ».</body>