CG9-21470.md

identifiantCG9-21470.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/07/08 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21470. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wolkersdorf, 8 juillet 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Faites connaître au duc de Rivoli<sup>[^1]</sup> qu'il peut, avec tout son corps, se mettre à la poursuite de l'ennemi ; que le pont de Spitz sera gardé par le vice-roi<sup>[^2]</sup>, auquel vous enverrez l'ordre d'y diriger une division ; qu'il est nécessaire qu'il m'envoie la copie des rapports des avant-postes de cavalerie légère et les interrogatoires des prisonniers et déserteurs, et tous les indices qui peuvent faire connaître la situation et les mouvements de l'ennemi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous lui ferez connaître que de Stockerau il y a deux routes qui vont en Bohême, l'une par Znaïm, l'autre par Horn et Maissau ; que le duc de Raguse<sup>[^3]</sup> est arrivé ce matin de bonne heure à Wilfersdorf et a fait un à gauche pour se porter sur Znaïm ; qu'il paraît qu'il poursuit la gauche de l'ennemi, comme le duc de Rivoli poursuit la droite ; que je suis instruit qu'un général Wukassovich et plusieurs autres officiers autrichiens sont restés blessés dans les villages aux environs de Stockerau ; qu'il s'en assure et leur fasse signer des paroles d'honneur, afin qu'il ne m'arrive pas ce qui m'est arrivé en Prusse pour le général Rüchel ; qu'il me paraît difficile de croire que l'ennemi ne se retire pas par Znaïm<sup>[^4]</sup> ; que la route de Prague par Znaïm est plus courte que celle qui passe par Horn ; quant au côté de Krems, il ne me paraît pas possible que l'ennemi s'enfonce de ce côté ; qu'il faut se contenter d'envoyer quelques patrouilles pour ramasser les traînards, bagages, etc., qui auraient suivi la rive gauche du Danube.<sup>[^5]</sup></p> [^1]: <span></span> Masséna, commandant du 4<sup>e</sup> corps d’armée. [^2]: Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie. [^3]: <span></span> Marmont, commandant du 11<sup>e</sup> corps. [^4]: L’armée autrichienne a pris en effet la route de Znaïm, où elle sera une nouvelle fois battue le 11 juillet par Masséna et Marmont, lancés à sa poursuite. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 881, juillet 1809, n° 16. [C 15502]</body>