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CG9-21287.md| identifiant | CG9-21287.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/06/19 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lauriston, commandant les troupes détachées du 4e corps |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21287. - </b>Au général Lauriston, commandant les troupes détachées du 4<sup>e </sup>corps</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 19 juin 1809, dix
heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général
Lauriston, je reçois votre lettre<sup>[^1]</sup>.
Je vois que vous avez déjà trois pièces de 12 ;
l’approvisionnement doit vous être arrivé. Demandez au vice-roi<sup>[^2]</sup>
sept ou huit obusiers. Il me semble que le général Macdonald<sup>[^3]</sup>
avait aussi deux pièces de 12. Cela augmenterait donc vos pièces.
Je viens d’ordonner qu’on envoyât d’ici quatre pièces de
18 et deux obusiers prussiens<sup>[^4]</sup>.
Cela marchera continuellement, parce que cela prendra les relais de
l’artillerie du duc d’Auerstaedt<sup>[^5]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est bien important
d’avoir la ville, mais il est encore plus important d’avoir deux
ponts, un dans l’île du côté où est le général Piré<sup>[^6]</sup>
et l’autre près du faubourg, mais hors de la portée du canon de
la place.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Renvoyez sur-le-champ à
Vienne vos deux obusiers hors de service ; au parc on leur
remettra le grain. Renvoyez également à Vienne vos caissons vides ;
ou les remplira. Écrivez au général Sorbier<sup>[^7]</sup>
pour que tous les caissons vides qu’il peut avoir soient aussi
dirigés sur Vienne, où ils seront remplis. Faites faire des gabions
et des saucissons. Je suppose que le général de l’artillerie de
l’armée d’Italie vous aura fourni la valeur du personnel de deux
compagnies et quelques officiers.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire que vous
m’écriviez deux fois par jour.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je n’ai pas encore vu
un seul prisonnier fait depuis le départ du prince Eugène<sup>[^8]</sup>.<sup>[^9]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm; ">
<br/>
</p>
[^1]: Lauriston dirige le siège de Raab, où s’est retranchée une petite garnison autrichienne. La place capitulera le 24 juin.
[^2]: Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie.
[^3]: Il commande l’aile droite de l’armée d’Italie.
[^4]: Voir la lettre précédente.
[^5]: Davout.
[^6]: Commandant une brigade de cavalerie légère.
[^7]: Il commande l’artillerie de l’armée d’Italie.
[^8]: Napoléon a déjà demandé à Eugène de lui dire où avaient été conduits les prisonniers faits à Raab le 14 juin : voir, CG9-21181.
[^9]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15378, d’après l’expédition communiquée par le marquis de Lauriston (minute, Archives nationales, AF IV 880, juin 1809, n° 151). Extrait [catalogue de vente], Librairie Claude Coulet, André Faure expert, <i>Souvenirs historiques du marquis de Lauriston</i>, Drouot, 26 octobre 1972, n° 18.</body> |
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