CG9-21236.md

identifiantCG9-21236.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/06/16 00:00
titreNapoléon au général Caffarelli, ministre de la Guerre du royaume d’Italie
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21236. - </b>Au général<span lang="fr-FR">C</span>affarelli, ministre de la <span lang="fr-FR">G</span>uerre du royaume d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 16 juin 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général comte Caffarelli, envoyez la lettre ci-jointe au commandant de l’escadre russe à Trieste<sup>[^1]</sup>. Écrivez au commandant français<sup>[^2]</sup> pour qu’il donne les autorisations nécessaires pour l’exécution dudit ordre. Donnez l’ordre à Palmanova pour qu’on fournisse les fusils, sabres, gibernes, nécessaires. Enfin écrivez à Venise pour que quelqu’un soit chargé de dresser procès-verbal de la remise des différents objets. Écrivez à mon commandant à Trieste d’approvisionner la citadelle pour 1 000 hommes pendant trois mois ; qu’il pourvoie à son armement et y réunisse des munitions de toute espèce. Vous lui ferez connaître qu’il peut demander, si elles lui sont nécessaires, dix pièces d’artillerie de gros calibre pour défendre le môle. Je vous envoie sous cachet volant la lettre que j’écris au commandant russe, afin que vous en preniez connaissance pour donner les ordres nécessaires en Italie. Après, vous la cachetterez. Avant de faire partir votre officier, envoyez-le à M. de Tchernitschev<sup>[^3]</sup>, qui lui donnera une lettre pour le commandant russe.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm; "> <br/> </p> [^1]: <span></span> Voir, CG9-21238. L’armée française venait de reprendre Trieste, occupée par les Autrichiens à la suite de leur offensive du 10 avril : « Les Autrichiens, battus par le duc de Raguse [Marmont], en se retirant, ont emmené avec eux en Croatie les curés, les juges de paix et ceux des fonctionnaires qui ont eu le courage de résister à leurs ordres, tendant à soulever les peuples par des proclamations incendiaires et par des dispositions révolutionnaires. Les habitants de Trieste qui avaient été travaillés par les agents du gouvernement autrichien, ont reçu les Français avec le calme et l’attitude que doit garder une population commerçante et étrangère aux fureurs de la guerre » (<i>Journal de l’Empire</i> du 26 juin). [^2]: Le général Schilt, commandant la place de Trieste. [^3]: Aide de camp de l’Empereur de Russie, présent à Vienne au quartier général de Napoléon. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15360, d’après l’expédition communiquée par le comte Caffarelli (minute, Archives nationales, AF IV 880, juin 1809, n° 119).</body>