CG9-21049.md

identifiantCG9-21049.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/05/19 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant du 3e corps de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21049. - </b>Au maréchal Davout, commandant du 3<sup>e </sup>corps de l’armée d’Allemagne </h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ebersdorf, 19 mai 1809 [sept heures du soir]<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, donnez ordre au général Pajol<sup>[^2]</sup> de se porter avec un régiment de cavalerie d’abord sur Tulln, où il se mettra en communication avec un autre régiment de cavalerie que vous enverrez, sous les ordres d’un officier intelligent, à Sieghartskirchen ; avec cette brigade de cavalerie il se portera au secours du général Vandamme<sup>[^3]</sup>, qui aujourd’hui s’est porté entre Mautern et Olenberg pour attaquer l’ennemi qui menaçait de passer. Prévenez le général Vandamme du nom de ces deux régiments, de la direction qu’ils prennent et de l’heure à laquelle ils arriveront, par un officier qui pourra rapporter des nouvelles de ce qui se passerait ce soir et cette nuit. Chargez le général Pajol et l’officier supérieur que vous enverrez à Sieghartskirchen de correspondre fréquemment avec vous et de laisser à cet effet quelques postes sur la route. Tenez-vous prêt, avec les divisions Friant, Morand et Gudin<sup>[^4]</sup>, à partir à deux heures de la nuit pour vous porter partout où il sera nécessaire, en faisant faire cependant le moins de mouvements possible ce soir à ces divisions. Il me paraît que la division Friant seule aura besoin de sortir de la ville, afin d’être relevée par la division Claparède<sup>[^5]</sup>. La division Friant peut se réunir tout entière entre Schönbrunn et Vienne, en bataille, ayant son artillerie et prête à partir. Si vos parcs et quelques autres choses appartenant à votre corps d’armée se trouvent sur la route de Saint-Pölten, faites-les marcher sur Vienne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire, du reste, de faire le moins de mouvements possible jusqu’à ce qu’on voie ce que veut faire l’ennemi. Il ne serait pas impossible que je ne fisse pas bouger votre corps de la journée de demain. Je donne ordre que les deux brigades de la division Claparède occupent Vienne, et qu’une division occupe Nussdorf jusqu’à Klosterneuburg. Ayez bien soin que tous les postes du général Morand soient relevés dans la nuit.<sup>[^6]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/> <br/> </h3> [^1]: Mention qui ne figure que sur la minute (Archives nationales, AF IV 880, mai 1809, n° 150), qui date par erreur la lettre au 31 mai. [^2]: <span></span> Il commande la 1<sup>e</sup> brigade de la 1<sup>e</sup> division de cavalerie légère (Lasalle) de la réserve de cavalerie (Bessières). [^3]: <span></span> Commandant la division wurtembergeoise du 8<sup>e</sup> corps d’armée (Augereau). [^4]: <span></span> Chefs de trois des quatre divisions d’infanterie du 3<sup>e</sup> corps d’armée (Davout). [^5]: <span></span> Le général Claparède commande l’une des deux divisions du corps Oudinot (2<sup>e</sup> corps d’armée commandé par Lannes). [^6]: Expédition non signée, Archives nationales, 398 Mi 1 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]. Note sur la minute : « remise en main propre au maréchal ».</body>