CG9-21030.md

identifiantCG9-21030.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/05/15 00:00
titreNapoléon au général Lauriston, commandant des troupes détachées du 4e corps
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 21030. - </b>Au général Lauriston, commandant des troupes détachées du 4<sup>e </sup>corps </h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 15 mai 1809, huit heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général Lauriston, vous trouverez ci-joint une lettre du général Bruyère<sup>[^1]</sup>. Il paraît par cette lettre qu’il n’y a rien à Altenmarkt. Envoyez un détachement pour désarmer le pays et le réduire à l’obéissance. N’étant plus obligé de vous porter en force sur Altenmarkt, le général Bruyère pourra profiter des services du duc d’Auerstaedt<sup>[^2]</sup>. Donnez-lui ordre de renvoyer par Altenmarkt sur Vienne la plus grande partie de sa cavalerie, qui est inutile dans ces montagnes, en gardant seulement 200 à 300 chevaux pour poursuivre l’ennemi. Portez-vous partout où vous saurez qu’il y aurait un corps ou rassemblement de landwehr<sup>[^3]</sup>, surtout dans la direction de Neustadt à Leoben. Mais aussitôt que Altenmarkt, la vallée de la Schwem seront purgés d’ennemis, que vous aurez désarmé Baaden et les environs, rendez-vous à Neustadt, où vous pourrez recevoir mes ordres.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.-S.</i> Vous trouverez ci-joint une lettre du général Colbert<sup>[^4]</sup>. Comme vous devez avoir trois régiments badois, il me semble que vous pourrez faire face à la fois aux deux expéditions. Envoyez un de vos trois régiments avec le détachement de cavalerie qu’a envoyé le général Colbert pour dissiper les rassemblements en avant d’Altenmarkt, dont parle le général Bruyère, et portez-vous avec vos deux autres régiments, pour soumettre le pays, sur les sommités des montagnes entre Leoben et Neustadt.<sup>[^5]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm; "> <br/> </p> [^1]: <span></span> Il commande la 1<sup>e</sup> brigade de la 2<sup>e</sup> division de cavalerie légère (Montbrun) de la réserve de cavalerie (Bessières). [^2]: <span></span> Davout, commandant le 3<sup>e</sup> corps d’armée. [^3]: Voir, CG9-20972. [^4]: <span></span> Il commande une brigade de trois régiments de cavalerie légère (2<sup>e</sup> corps d’armée). [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15211, d’après l’original communiqué par le marquis de Lauriston (minute, Archives nationales, AF IV 880, mai 1809, fol. 75). Extrait, [catalogue de vente], Claude Coulet, André Faure, <i>Souvenirs Historiques du marquis de Lauriston</i>, Drouot, 26 octobre 1972, n° 13.</body>