CG9-20996.md

identifiantCG9-20996.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/05/09 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant du 3e corps de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20996. - </b>Au maréchal Davout, commandant du 3<sup>e </sup>corps de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Pölten, 9 mai 1809, six heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, l’ennemi a coupé le pont de Krems. Demain à midi je serai devant Vienne. Les habitants sont armés et paraissent vouloir se défendre. Nous verrons si ce sera une seconde scène de Madrid<sup>[^1]</sup>. Je réunis sous Vienne les corps des ducs de Montebello<sup>[^2]</sup> et de Rivoli<sup>[^3]</sup>. Je désire que vous réunissiez le vôtre à Saint-Pölten, ayant de la cavalerie légère et un régiment d’infanterie à Mautern. Laissez aussi un régiment d’infanterie, un détachement de cavalerie et du canon à Melk, pour protéger notre communication. S’il n’y a rien de nouveau à Linz, je désire que vous soyez demain de votre personne à Saint-Pölten, où les divisions Friant et Gudin seront réunies. Quant à la division Morand, vous avez carte blanche. Si rien n’exige sa présence à Linz, mettez-la en marche pour arriver en trois jours sur Saint-Pölten. Ayez soin de disposer des Wurtembergeois comme je vous l’ai fait connaître<sup>[^4]</sup>. J’ai mandé au prince de Pontecorvo<sup>[^5]</sup>, qui était le 6 à Rœtz, de se rapprocher de Linz.<sup>[^6]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3><h4 lang="fr-FR" style=""><br/> <br/> </h4> [^1]: <span></span> Allusion à l’insurrection du 3 mai 1808, où la population madrilène s’était insurgée contre les troupes de Murat qui occupaient la ville. Vienne était défendue par l’archiduc Maximilien, la garnison ayant été renforcée par une partie des troupes du corps d’armée de l’archiduc Louis. Les Français atteignent les faubourgs de Vienne le 10 mai. L’archiduc Louis et le général Hiller étant passés sur la rive gauche du Danube pour faire leur jonction avec l’archiduc Charles, Napoléon prend sans coup férir possession du château de Schönbrunn. Le 11, le parlementaire chargé de demander la reddition de la ville est reçu à coups de fusil. Bombardée dans la nuit du 11 au 12 mai, Vienne capitule le 12 après que l’archiduc Maximilien ait à son tour gagné la rive gauche. Napoléon fait son entrée dans Vienne le 13 mai. Sur la prise de Vienne, voir la proclamation à l’armée, du 13 mai, et le 7<sup>e</sup> bulletin de l’armée d’Allemagne, reproduit ci-dessous en note à la lettre n° 21001. [^2]: <span></span> Lannes, commandant du 2<sup>e</sup> corps d’armée. [^3]: <span></span> Masséna, commandant le 4<sup>e</sup> corps d’armée. [^4]: Voir la lettre précédente. [^5]: <span></span> Bernadotte, commandant le 9<sup>e</sup> corps d’armée (saxon et polonais). [^6]: Expédition, Archives nationales, 398 Mi 1 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]. [C 15181]</body>