CG9-20959.md

identifiantCG9-20959.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/05/04 00:00
titreNapoléon au maréchal Lannes, commandant du 2e corps de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20959. - </b>Au maréchal Lannes, commandant du 2<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Enns, 4 mai 1809, à 10 heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le général Claparède avec sa division a passé hier, à midi, le pont d’Ebersberg, a pris de vive force la ville. Toute l’armée autrichienne, forte de 30 ou 40 000 hommes, était rangée en bataille dans la plus belle position. L’ennemi ayant tiré des obus sur la ville y a mis le feu, qui a pris avec une telle rapidité qu’on n’a pu, pendant trois heures, communiquer avec le général Claparède, qui a tenu contre cette multitude. Le général Legrand est arrivé, qui a décidé la retraite de l’ennemi avec deux régiments. On a fait 4 000 prisonniers et pris quatre pièces de canon et un drapeau. Mais notre perte est forte ; on ne peut l’évaluer à moins de 400 tués et 8 à 900 blessés. Je suis arrivé avec les divisions Nansouty et Molitor, et l’affaire était déjà finie. Aussitôt que j’ai su qu’ils avaient la sottise d’attaquer de vive force cette position renommée, et la seule redoutable sur la Traun, qu’il a fallu enlever, je me suis douté de quelque échauffourée<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’ennemi a passé en désordre toute la nuit. Nous sommes entrés à la pointe du jour à Enns. Il y a laissé tous ses magasins et a brûlé le pont, qu’on va remplacer par un pont de radeaux, qu’on espère finir dans la journée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les divisions Oudinot et Molitor sont ici avec le corps du duc de Rivoli<sup>[^2]</sup>. Aussitôt que j’aurai reçu vos lettres de Steyer et que je saurai si vous avez pu rétablir le pont, je vous ferai connaître les mouvements de demain.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm; margin-bottom: 0cm">Nap</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm; margin-bottom: 0cm; "> <br/> </p> [^1]: Sur le combat d’Ebersberg, le 3 mai, voir, CG9-20951. [^2]: <span></span> Masséna, commandant le 4<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15155 (minute, Archives nationales, AF IV 880, mai 1809, n° 14). Extrait, [catalogue de vente], Massol S.A., <i>Archives Lannes, archives Noailles, armes et souvenirs historiques</i>, Drouot, 7 février 2006, p. 26, n° 43.</body>