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CG9-20946.md| identifiant | CG9-20946.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/05/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Davout, commandant du 3e corps de l’armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20946. - </b><span style="text-transform: uppercase"><span lang="fr-FR"><span style="font-variant: normal">Au
maréchal Davout, commandant du 3</span></span></span><sup>e</sup><span style="text-transform: uppercase"><span lang="fr-FR"><span style="font-variant: normal">
corps de l’armée d’Allemagne</span></span></span></h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Burghausen, 1<sup>er</sup> mai 1809</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois
votre lettre et celle que vous m’envoyez du prince Charles<sup>[^1]</sup>.
Je répondrai à cette dernière quand j’aurai le temps. En
attendant, gardez le parlementaire. D’ici à huit jours, on pourra
faire la réponse. Ces gens-là sont aussi vils dans l’adversité,
qu’arrogants et hauts à la moindre lueur de prospérité. Nous
avons enfin réussi à faire des ponts sur la Salza<sup>[^2]</sup>.
Nous marchons sur Lambach et sur Linz.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.-S</i>. Quand vous
jugerez à propos de vous porter sur nous, portez-vous sur Passau ;
et, s’il existe un corps à quelques journées de là, sur les
confins de la Bohème, attaquez-le et battez-le. La division Dupas<sup>[^3]</sup>
est arrivée ; quand elle ne sera plus nécessaire à Ratisbonne
et à Straubing, faites-la filer sur Passau.<sup>[^4]</sup></p>
[^1]: L’archiduc Charles avait fait savoir à l’empereur d’Autriche qu’il était pour le moins pessimiste quant à l’issue de la campagne. Il lui conseillait d’ouvrir des négociations et le souverain l’avait autorisé à écrire à Napoléon. Après avoir proposé un échange de prisonniers, le prince Charles ajoutait : « Je me sens flatté, Sire, de me mesurer avec le plus grand capitaine du siècle. Je serais vraiment heureux si le sort m’avait choisi pour assurer à ma patrie une paix durable ; mais quelles que soient les chances de la guerre ou les approches de la paix, je prie V. M. de croire que mon ambition m’amène toujours vers elle, et que je me tiendrai également honoré de me rencontrer avec vous, Sire, l’épée ou la branche d’olivier à la main. »
[^2]: Brûlés par les Autrichiens pendant leur retraite.
[^3]: <span></span> Elle fait partie du 8<sup>e</sup> corps d’armée (Augereau) et comprend le 19<sup>e</sup> de ligne, la brigade française du 5<sup>e</sup> légère et le corps des contingents de la Confédération du Rhin, soit un total de 4 000 soldats français et 6 000 Allemands.
[^4]: Expédition, Archives nationales, 398 Mi 1 [384 AP 251-252 : fonds Suchet d’Albufera]. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 880, mai 1809, n° 4) : « portée par son aide de camp ». </body> |
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