CG9-20917.md

identifiantCG9-20917.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/04/27 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20917. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Landshut, 27 avril 1809</h2><p>Mon fils, il est neuf heures du matin et je n’ai pas encore de nouvelles de mon armée d’Italie<sup>[^1]</sup>. Je vous ai expédié hier Cavaletti. J’espère toujours que vous n’aurez pas évacué la Piave, et que vous n’aurez pas abandonné au pillage le beau pays entre cette rivière et l’Adige<sup>[^2]</sup>. Au reste je ne puis avoir aucune idée sur rien, puisque j’ignore tout et que vous n’avez pas encore daigné me faire donner le moindre renseignement sur ce qui s’est passé<sup>[^3]</sup>.</p><p>Le roi de Bavière<sup>[^4]</sup> est rentré à Munich<sup>[^5]</sup>. Le siège de Passau et celui de Kufslein seront levés dans la journée. Mes troupes ont passé l’Inn, et demain probablement j’en aurai à Salzbourg. Tout ce qui était dans le Tyrol de ce côté-ci se sauve à toutes jambes. Sans l’inconcevable échec que vient d’essuyer mon armée d’Italie<sup>[^6]</sup>, dès ce moment les destins de la Maison d’Autriche seraient entièrement terminés. Il me tarde bien de voir quelqu’un qui sache ce qui s’est passé.<sup>[^7]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Voir, CG9-20911. [^2]: Eugène avait écrit à l’Empereur qu’il serait peut-être contraint d’abandonner la Piave et de se replier sur l’Adige. [^3]: Sur les opérations en Italie, du 10 au 16 avril, voir, CG9-20839. [^4]: <span></span> Maximilien-Joseph I<sup>er</sup>. [^5]: Sur les opérations du 24 au 30 avril, voir, CG9-20908. [^6]: À Sacile, le 16 avril. [^7]: Expédition, collection privée. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 880, avril 1809, n° 239) : « portée par un courrier italien ».</body>