CG9-20895.md

identifiantCG9-20895.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/04/25 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20895. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ratisbonne, 25 avril 1809</h2><p>Monsieur le général Clarke, dans la répartition des conscrits, il faut avoir soin d’en donner beaucoup au 65<sup>e</sup>, ce régiment ayant perdu 1 000 hommes qui ont été faits prisonniers par suite d’une fausse manœuvre<sup>[^1]</sup>. Les officiers rentrent en France. Il faut reformer ce régiment, et lui donner 1 000 hommes sur la conscription des quatre années, et 1 000 sur la conscription de 1810.</p><p>Les 10 000 hommes des anciennes conscriptions seront répartis de la manière suivante : 1 000 hommes au 65<sup>e</sup>, 6 000 pour les dépôts de la Garde, dont 3 000 seront dirigés sur Strasbourg (ce sont ceux des départements qui se détourneraient trop s’ils venaient à Paris) et 3 000 sur Paris (ce sont ceux des départements dont la distance permet de passer par Paris sans trop s’éloigner).</p><p>Entendez-vous avec l’inspecteur aux revues, le commissaire des guerres et le quartier-maître de la Garde, pour leur habillement. Les habits seront confectionnés à Paris, aux ateliers de la Garde, et envoyés à Strasbourg.</p><p>Ces 6 000 hommes seront donnés, savoir : 3 000 hommes aux deux nouveaux régiments de tirailleurs de la Garde que je forme par le décret ci-joint<sup>[^2]</sup>, et 3 000 hommes serviront à compléter les régiments de conscrits, tirailleurs et fusiliers.</p><p>Les 3 000 hommes restant des 10 000 seront répartis entre la cavalerie, l’artillerie et les corps de l’armée qui en auraient le plus besoin.</p><p>Moyennant la formation de deux nouveaux régiments de tirailleurs de la Garde, ma Garde sera composée de deux régiments de fusiliers, de quatre régiments de tirailleurs, de quatre régiments de conscrits et de deux régiments de Vieille Garde ; ce qui fera douze régiments.</p><p>Quant à la répartition des 30 000 conscrits de 1810, comme il m’est difficile d’entrer dans ce détail, je ne puis que m’en rapporter à ce que vous ferez. Je désirerais seulement qu’il fût formé un dépôt de 3 000 conscrits à Strasbourg et un dépôt de 3 000 à Grenoble, pour envoyer aux régiments des armées du Rhin et d’Italie qui auraient le plus souffert.</p><p>Il faut que ces dépôts soient bien organisés et que leur habillement soit confectionné, en établissant à Strasbourg et à Grenoble un conseil d’administration de confection comme celui que j’avais établi à Bordeaux, en se servant pour tous les habits d’un seul bouton à aigle.</p><p>Le dépôt de Strasbourg sera surveillé par le duc de Valmy<sup>[^3]</sup> ; il faudra chercher un officier intelligent pour le dépôt de Grenoble, et, à mesure que les corps auront fait des pertes extraordinaires, on tirera de ces dépôts pour leur envoyer.</p><p>Il ne resterait plus que 24 000 hommes à distribuer, dont 1 000 au 65<sup>e</sup>. Je désire que dans cette répartition on prenne en considération les divisions Friant et Saint-Hilaire, qui ont le plus souffert jusqu’à présent.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Ce régiment appartient à la division Morand. [^2]: Voir, CG9-20908. [^3]: Le maréchal Kellermann. [^4]: Expédition, Archivio di stato di Pistoia, donation Licio Gelli, ins. 2821. [C 15114]</body>