CG9-20888.md

identifiantCG9-20888.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/04/22 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant du 3e corps de l’armée d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20888. - </b>Au maréchal Davout, commandant du 3<sup>e</sup> corps de l’armée d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Landshut, 22 avril 1809</h2><p>Mon cousin, j’ai causé avec le général Piré, et, un quart d’heure après, je vous ai envoyé un de mes officiers d’ordonnance. Je vous envoie mon aide de camp Lebrun pour vous informer que je dirige sur Eckmühl les divisions Gudin et Morand, les cuirassiers de Saint-Sulpice et une brigade de Wurtembergeois<sup>[^1]</sup>. Le duc de Rivoli<sup>[^2]</sup> suivra avec trois divisions et les cuirassiers d’Espagne. Concertez-vous avec le duc de Dantzig<sup>[^3]</sup> sur ce que vous devez faire en cas d’attaque, dans quelque position que vous vous trouviez, et faites en sorte que les divisions Oudinot et Boudet puissent concourir à la bataille, ainsi que les divisions du duc de Dantzig, savoir deux divisions de Bavarois et la division Demont. Si le prince Charles reste aujourd’hui et que la position soit attaquable, j’espère l’attaquer à quatre heures, surtout si je vous entends engagé<sup>[^4]</sup>. Envoyez-moi des Bavarois par la traverse, qui viennent me joindre et me donner de vos nouvelles. </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p><i>P.-S. </i> S’il y a possibilité de me joindre, le duc de Dantzig peut envoyer un fort parti pour se lier avec moi. Il faut exterminer l’armée autrichienne et venger le régiment qui a été enlevé<sup>[^5]</sup>.<sup>[^6]</sup></p> [^1]: Sur tout ceci, voir la lettre précédente. [^2]: <span></span> Masséna, commandant du 4<sup>e</sup> corps d’armée. [^3]: <span></span> Lefebvre, commandant du 7<sup>e</sup> corps. [^4]: Sur les opérations des 22 et 23 avril, Voir, CG9-20886. [^5]: <span></span> Le 65<sup>e</sup> régiment d’infanterie de ligne, laissé en arrière par le corps de Davout pour défendre le pont de Ratisbonne, et dont un millier d’hommes avaient dû se rendre aux Autrichiens, le 22 avril, après avoir épuisé leurs cartouches. [^6]: <span></span> Expédition [photographie dans catalogue de vente], Sotheby's, <i>Empire</i>, Paris, 2 décembre 2003, p. 177, n° 302. [C 15108]</body>