| identifiant | CG9-20887.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/04/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Davout, commandant du 3e corps de l’armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20887. - </b>Au maréchal Davout, commandant du 3<sup>e</sup> corps de l’armée
d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Landshut, 22 avril 1809, deux heures et
demie du matin</h2><p>Mon cousin, le général Piré arrive<sup>[^1]</sup>.
Je vous ai envoyé le général Oudinot avec la division Tharreau et
la division Boudet<sup>[^2]</sup>.
Mon mouvement sur Landshut et l’avant-garde qui est déjà à
mi-chemin de l’Inn doivent décider la retraite de l’ennemi, qui
tient probablement pour évacuer son artillerie. S’il en était
autrement et que l’ennemi tînt toute la journée, et que vous
jugiez pouvoir tenir votre position ou toute autre position analogue,
et qu’une diversion de 25 000 hommes sur Eckmühl pût
s’emparer de cette position, qui est derrière l’ennemi, vous
pouvez me le mander. Je puis avoir votre réponse une heure après
midi, et déjà j’ai ordonné au général Vandamme<sup>[^3]</sup>
et aux divisions Gudin et Friant<sup>[^4]</sup>
et aux cuirassiers<sup>[^5]</sup>
d’être avant midi à Ergoltsbach, ayant leur avant-garde à
Neufahrn et sur la petite rivière de Laber. Tâchez de vous mettre
en communication, par des paysans et par la traverse, avec ces
troupes.</p><p>Si enfin vous pensez que votre position n’est
pas tenable, vous êtes maître de prendre celle qui vous conviendra,
en ayant soin seulement de protéger la communication qui passe par
Rohr, Rottenbourg et Landshut, afin que nous puissions nous réunir
promptement. Je voulais remettre cette lettre à Piré, qui est déjà
parti. Si vous entendiez une canonnade du côté d’Eckmühl, parce
qu’il serait possible que l’ennemi se portât en avant, et qu’on
s’engageât dans quelque position que vous soyez, soutenez-la.
Aussitôt que l’ennemi évacuera, et fera sa retraite pour rentrer
chez lui, poussez-le, en mettant Oudinot en première ligne et vos
divisions fatiguées en seconde ligne.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3><p><i>P.-S. </i> Il est quatre heures. Je me suis
résolu à me mettre en marche, et je serai sur Eckmühl à midi, et
dans le cas d’attaquer vigoureusement l’ennemi à trois heures.
J’aurai avec moi 40 000 hommes. Envoyez-moi des aides de
camp avec des escortes bavaroises pour m’apprendre ce que vous avez
fait ce matin ; il me semble qu’en prenant, soit par Rohr,
soit par Rottenbourg, soit par Lanquaid, ayant les habitants pour
nous, ils ne craignent pas de tomber entre les mains de l’ennemi,
puisqu’ils peuvent les cacher.</p><p>Je serai de ma personne avant midi à Ergoltsbach.
Si l’on entend la canonnade, cela me dira assez qu’il faut
attaquer. Si je n’entends pas la canonnade, et si vous êtes en
mesure d’attaquer, faites tirer une salve de dix coups de canon à
la fois à midi, une pareille à une heure, et une pareille à deux
heures. Mon aide de camp Lebrun<sup>[^6]</sup>
partira à quatre heures et un quart ; je suis décidé à
exterminer l’armée du prince Charles aujourd’hui ou au plus tard
demain.</p><p>Cette lettre est pour le duc de Dantzig<sup>[^7]</sup> ;
communiquez-la-lui.<sup>[^8]
[^9]</sup></p>
[^1]: <span></span> Il commande la 2<sup>e</sup> demi-brigade de la 1<sup>re </sup>division de cavalerie légère (Montbrun). Sur les opérations des 22 et 23 avril, voir la lettre précédente, n. 1.
[^2]: <span></span> Cette division appartient au 4<sup>e</sup> corps (Masséna).
[^3]: <span></span> Il commande les troupes wurtembergeoises (8<sup>e</sup> corps).
[^4]: <span></span> 3<sup>e</sup> corps d’armée (Davout).
[^5]: Commandés par le général Saint-Sulpice.
[^6]: Alexis-Louis-Jules, fils de l’ancien troisième Consul et architrésorier de l’Empire, qui servait comme aide de camp auprès de Berthier.
[^7]: <span></span> Lefebvre, commandant du 7<sup>e</sup> corps bavarois.
[^8]: La minute (Archives nationales, AF IV 880, avril 1809, n° 212) porte en note : « envoyée par l’officier d’ordonnance Clapowsky le 22 avril 1809 à 2 heures et demi du matin par Rothenburg Rohr. Son quartier général était le 21 à [Paring] ».
[^9]: <span></span> Expédition [photographie dans catalogue de vente], Sotheby's, <i>Empire</i>, Paris, 2 décembre 2003, p. 176, n° 300. Note sur l’expédition : « Cette lettre a été signée par l’Empereur et est partie un ¼ d’heure après le général Piré ».</body> |
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