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CG9-20871.md| identifiant | CG9-20871.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/04/19 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Bernadotte, commandant du 9e corps de l’armée d’Allemagne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20871. - </b>Au maréchal Bernadotte, commandant du 9<sup>e </sup>corps de l’armée
d’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ingolstadt, 19 avril 1809</h2><p>Mon cousin, j’ai reçu toutes vos lettres. La
guerre que j’ai à soutenir est de concert avec la Russie. Vous
êtes entré pour quelque chose dans cette combinaison. Voyez donc
une preuve de mon estime et du cas que je fais de vous dans la
destination que je vous ai donnée<sup>[^1]</sup>.</p><p>L’Autriche a précipité ses mesures. Le major
général<sup>[^2]</sup>
vous écrit ce qui doit servir de règle à votre conduite. Je suis
arrivé à l’armée depuis deux jours ; j’ai mis tout en
mouvement, et j’espère chasser bientôt cette nuée d’Autrichiens
au-delà de l’Inn. Tenez-nous au courant des mouvements des Russes
du côté de la Galicie, et de ce qui arrivera au cabinet. La Saxe
est en guerre avec l’Autriche ; aucun ministre ni envoyé
autrichien ne doit être souffert à Dresde, et il ne doit exister
aucune communication avec la Bohême. Remettez la lettre ci-jointe à
mon ministre<sup>[^3]</sup>.
</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p><i>P.-S.</i> Vous trouverez ci-jointe la
proclamation à l’armée<sup>[^4]</sup>,
<i>et ne la saurez-vous faire imprimer ?</i><sup>[^5]</sup></p>
[^1]: Le 13 mars, Bernadotte avait reçu l’ordre d’aller à Dresde prendre le commandement des troupes saxonnes. Prétextant son mauvais état de santé, le maréchal avait demandé à plusieurs reprises qu’on le remplaçât : il trouvait les Saxons piètres soldats, vexé surtout que Napoléon ne lui eût pas confié un commandement aussi prestigieux que ceux donnés à Masséna ou Davout. Le 13 avril, il réclamait encore « relève, retraite ou expédition lointaine », plutôt que le commandement de ces maudits Saxons.
[^2]: Berthier.
[^3]: Bourgoing, ministre de France près le royaume de Saxe. Voir la lettre suivante.
[^4]: « Soldats ! Le territoire de la Confédération a été violé. Le général autrichien veut que nous fuyions à l’aspect de ses armes et que nous lui abandonnions le territoire de nos alliés. J’arrive au milieu de vous avec la rapidité de l’aigle. Soldats ! J’étais entouré de vous lorsque le souverain d’Autriche vint à mon bivouac de Moravie. Vous l’avez entendu implorer ma clémence et me jurer une amitié éternelle. Vainqueurs dans trois guerres, l’Autriche a dû tout à notre générosité : trois fois elle a été parjure ! Nos succès passés nous sont un sûr garant de la victoire qui nous attend. Marchons donc, et qu’à notre aspect l’ennemi reconnaisse ses vainqueurs ! » Les trois campagnes victorieuses contre l’Autriche dont il est fait mention sont celles de 1796-1797, 1800 et 1805. La visite du souverain d’Autriche au « bivouac de Moravie » renvoie bien sûr à l’entrevue de Napoléon et de l’empereur d’Autriche, après Austerlitz, le 4 décembre 1805, au pied du moulin de Spaleny Mlyn, sur la route de Hongrie.
[^5]: Expédition, Archives nationales de Suède (Stockholm), fonds Bernadotte. [C 15093]</body> |
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