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CG9-20864.md| identifiant | CG9-20864.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1809/04/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20864. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Donauwörth, 18 avril 1809</h2><p>J’ai reçu le rapport de l’amiral Allemand<sup>[^1]</sup>.
Je vous le renvoie tel quel. Je pense qu’on peut l’imprimer.
Ajoutez-y quelque chose qui fasse sentir la lâcheté et l’horreur
de cette conduite<sup>[^2]</sup>.
Si l’on ne trouve pas moyen d’établir une estocade de manière à
se garantir de pareils événements, il n’y a pas de doute qu’il
ne faille faire rentrer des vaisseaux à Rochefort. Cependant, s’il
y en avait eu une plus forte, une 2<sup>e</sup>, une 3<sup>e</sup>,
il me semble qu’on aurait évité l’objet du danger.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/>
<br/>
</h3>
[^1]: <span></span> Sur la bataille navale de l’île d’Aix. Napoléon avait ordonné une importante expédition navale destinée à secourir la Martinique et la Guadeloupe. Willaumez devait sortir de Brest en forçant le blocus anglais et rallier successivement les escadres de Lorient (Troude) et de l’île d’Aix (Lhermitte) avant de faire sa jonction avec l’escadre de Toulon (Ganteaume) et de prendre enfin la direction des Antilles. Malchance et erreurs avaient contrarié l’exécution de ce plan. Willaumez est sorti de Brest, mais Troude n’est pas au rendez-vous. Il descend alors vers l’île d’Aix où le rendez-vous est également manqué. Willaumez décide alors de mouiller ses navires dans la rade, mais, à la suite d’une fausse manœuvre, il échoue le <i>Jean Bart</i>. Allemand a remplacé Willaumez le 17 mars. Malgré ses efforts pour mettre l’escadre en état de se défendre, les Anglais attaquent (11 et 12 avril) et incendient les vaisseaux français en lançant contre eux des brûlots chargés de poudre et de matières inflammables. Trois vaisseaux sont pris et brûlés : le <i>Calcutta</i>, la <i>Ville de Varsovie </i>et l’<i>Aquilon ;</i> un autre, le <i>Tonnerre</i>, et une frégate, l’<i>Indienne</i>, sont brûlés par les Français pour les empêcher d’être pris.
[^2]: Celle des Anglais.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 880, avril 1809, n° 192.</body> |
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