CG9-20839.md

identifiantCG9-20839.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1809/04/16 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG9</i> - 20839. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stuttgart, 16 avril 1809, une heure du matin</h2><p>Mon fils, j’arrive à Stuttgart. Les Autrichiens sont toujours sur l’Inn, vis-à-vis Braunau ; du moins telle était encore leur position le 14. Il paraît que le Tyrol s’est insurgé et qu’il y a eu des événements, dans les journées du 11 et du 13, qu’on ne connaît pas bien<sup>[^1]</sup> ; il y avait peu de troupes bavaroises. Je suppose que la colonne de mes troupes partie de Brescia sera retournée sur Trente<sup>[^2]</sup>. J’aurais désiré qu’elle pût arriver ici ; mais du moins elle vous servira et augmentera d’autant vos forces. Si les Autrichiens jettent de vos côtés des proclamations incendiaires, comme ils l’ont fait ici, répondez-leur par une proclamation vive, qui rappelle la manière dont ils ont maltraité l’Italie. Réunissez bien vos troupes. Marchez posément, et prenez bien toutes vos mesures avant de rien entreprendre. Je suppose qu’ils n’auront rien tenté de vos côtés<sup>[^3]</sup>.</p><p>Donnez des nouvelles en Toscane, à Naples, en Dalmatie. Jusqu’à cette heure les troupes françaises ne se sont pas encore trouvées en présence.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.64cm; margin-bottom: 0.42cm; page-break-after: avoid"> Napoléon</p> [^1]: Travaillé par des agents autrichiens, le Tyrol, tant du côté allemand que du côté italien, s’est soulevé dès le 11 avril. [^2]: Voir, CG9-20835. [^3]: Les hostilités ont commencé en Italie le 10 avril, une armée commandée par l’archiduc Jean, frère de l’archiduc Charles, pénétrant en Italie par Pontebba, Cividale et Gorizia. À cette date, la concentration de l’armée d’Italie dans le Frioul est loin d’être achevée : seules les divisions Seras et Broussier occupent les positions qui leur ont été assignées, les autres étant encore en arrière. Aussi, à la nouvelle du rapide mouvement autrichien, Eugène décide de faire rétrograder Seras et Broussier, afin de regrouper le gros de son armée sur la Livenza. À Pordenone, l’arrière-garde commandée par le général Sahuc est surprise par les Autrichiens et taillée en pièces (15 avril). Le 16, Eugène, qui a regroupé une partie de son armée et décidé de tenir entre Pordenone et Sacile, doit évacuer Sacile. L’armée bat en retraite d’abord sur la Piave, puis, abandonnant les lignes du Tagliamento et de la Piave, se retranche derrière l’Adige. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 15072, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Notes sur la minute (Archives nationales, AF IV 880, avril 1809, n° 168) : « à 4 heures du matin », « portée par un officier wurtembergeois qui doit traverser la Suisse ». Extrait [catalogue de vente], Michel Castaing, <i>Chevau-légers</i>, Versailles, 21 décembre 1976, n° 125. [C 15072]</body>