CG1-0890.md

identifiantCG1-0890.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/09/01 00:00
titreNapoléon à l’adjudant général Vial
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 890. - </b>À l’adjudant général Vial[^1]</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Peschiera, 15 fructidor an IV [1<sup>er</sup> septembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>Le chef de l’état-major[^2] vous adressera des ordres pour vous rendre à Turin. Votre objet dans cette mission sera :</p><p>1<sup>o</sup> De vous concerter avec le ministre des affaires étrangères[^3] du roi de Sardaigne pour arrêter les assassinats que les Barbets commettent journellement dans les montagnes du côté de Tende. Le chef de l’état-major vous fera connaître les mesures que j’ai prises pour arrêter le cours de ces assassinats.</p><p>2<sup>o</sup> De vous informer s’il n’y a réellement, dans le moment actuel, sur les pays ci-devant occupés par nos troupes et qui ont été remis au roi de Sardaigne en exécution du traité de paix, que les 5 000 hommes stipulés par mon traité avec M. de Saint-Marsan[^4], traité qui a été imprimé dans le temps. Vous ne devez pas prendre ces renseignements auprès du ministre, mais vous devez, sous main, chercher à connaître la destination des troupes piémontaises dans cette partie.</p><p>Vous devez surtout vous attacher à sonder les dispositions de la cour de Turin à notre égard. Observez l’impression qu’aura produite le renvoi de M. de Revel, ambassadeur du roi de Sardaigne près la République française ; et, dans le cas où le ministre des affaires étrangères vous parlerait de ce renvoi, vous lui direz, sans avoir l’air d’en être instruit officiellement, que le Directoire exécutif a renvoyé M. de Revel, parce qu’il était émigré vénitien et qu’il se mêlait des affaires qui ne le regardaient nullement ; que, du reste, l’intention du gouvernement français est de vivre en bonne amitié avec le roi de Sardaigne.</p><p>Vous me rendrez compte des deux objets contenus au commencement de ma lettre, et vous me ferez part de vos observations.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Honoré Vial (1766-1813), adjudant général, chef de brigade (1795) employé à l’armée des Alpes puis à l’état-major général de l’armée d’Italie dans lequel il participe à toutes les opérations. Il est nommé général de brigade par Bonaparte (août 1796). [^2]: Berthier. [^3]: Antoine Marie Philippe Asinari, comte de saint-Marsan, 1767-1828, d’une vieille famille languedocienne au service de la Savoie, ce diplomate favorable à la France est ministre de la Guerre du roi de Sardaigne pendant la campagne d’Italie. [^4]: Armistice de Cherasco, 28 avril 1796. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 950, d’après le dépôt de la Guerre (catalogue de vente, P. Cornuau,<i>Autogrphe précieux pour l’histoire de la campagne d’Égypte</i>, G Poussielgue, 3<sup>e</sup>partie, Drouot, 13 mai 1958, p. 3, n° 16)</body>