CG1-0888.md

identifiantCG1-0888.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/08/31 00:00
titreNapoléon aux généraux Masséna, Augereau, Vaubois, Sahuguet, Lespinasse et à Denniée Commissaire ordonnateur en chef
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 888. - </b>Aux généraux Masséna, Augereau, Vaubois, Sahuguet, Lespinasse[^1] et à Denniée Commissaire ordonnateur en chef</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Desenzano, 14 fructidor an IV [31 août 1796]</h2><p><br/> </p><p>Il y aura quatre dépôts : à Milan, Cassano, Lodi et Crémone. Chacun de ces dépôts sera affecté à une division, savoir :</p><p>Cassano, à la division du général Masséna ;</p><p>Lodi, pour la division du général Augereau ;</p><p>Milan, pour la division du général Vaubois ;</p><p>Et Crémone, pour la division du général Sahuguet.</p><p>Chacun de ces généraux de division enverra à ce dépôt un officier supérieur, choisi parmi les auxiliaires reconnus intelligents et intègres, qui sera chargé de commander le dépôt et de correspondre avec l’état-major de la division. Chaque demi-brigade y enverra un officier. On donnera les ordres à toutes les compagnies auxiliaires, soit de l’armée des Alpes, soit de celle d’Italie, de se rendre à ces dépôts. La cavalerie a ses dépôts particuliers. L’artillerie aura un dépôt à Milan. Il y aura à chacun de ces quatre dépôts un armurier, et il sera choisi une salle d’armes.</p><p>Les fusils de tous les hommes des différentes divisions qui se rendront aux hôpitaux seront envoyés au dépôt, adressés à l’officier de la demi-brigade qui s’y trouve et sous la surveillance de l’officier supérieur commandant le dépôt.</p><p>Tous les convalescents qui sortiront des hôpitaux se rendront, avant de joindre leurs corps, aux dépôts. On leur donnera leur prêt et leur subsistance à l’ordinaire, à l’exception qu’il leur sera donné du pain blanc et du vinaigre. Ils reprendront leurs fusils et feront le service de la place, ou tout autre que les circonstances pourront leur faire ordonner. Ils ne rejoindront leurs corps qu’en conséquence des ordres de l’état-major. À cet effet, chaque commandant de dépôt enverra tous les jours un état de situation de son dépôt à l’adjudant général de l’état-major avec qui il devra correspondre, et qui sera placé à portée des dépôts et de l’état-major, selon les circonstances. Le directeur général des hôpitaux[^2] fera établir dans chacun de ces endroits 250 lits, avec plusieurs infirmiers pour en avoir soin. Il y aura un médecin et un chirurgien attachés aux dépôts. On aura soin que les soldats du dépôt soient bien couchés et aussi bien traités que doivent l’être des hommes encore faibles.</p><p>Le dépôt de l’artillerie sera au Lazaret de Milan, celui de la division Vaubois dans le château de Milan.</p><p>On placera les soldats par chambrée, en réunissant les hommes d’une même demi-brigade, d’un même bataillon et d’une même compagnie.</p><p>Les généraux, officiers supérieurs, officiers et sous-officiers devront, avant de rejoindre leur division, se rendre au dépôt, où ils recevront des ordres, mon intention étant que personne ne voyage isolément. Quand un général de division se trouvera au dépôt, il lui sera donné les honneurs du commandement. L’officier supérieur commandant le dépôt devra donner son état de situation au commandant de la place, et celui-ci l’enverra au commandant de la Lombardie. Il prendra les ordres du commandant de la place. Cependant il est expressément ordonné de ne faire faire aux hommes du dépôt que le service le plus nécessaire.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Augustin Lespinasse (1737-1816), général de brigade d’artillerie (1795), il passe à l’armée d’Italie comme commandant en chef l’artillerie (3 mai 1796). Il est nommé général de division en janvier 1797. [^2]: Regnaud de Saint-Jean d’Angely. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 949, d’après le dépôt de la Guerre.</body>